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LPDP :: Textes d'opinion :: Une histoire d'abeilles Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Pilo

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1er mai 2018
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25 janvier
  Publié: 8 jan à 14:12 Citer     Aller en bas de page

   Une histoire d'abeilles

   Pour démontrer que le vice est une merveille,
   Le fripon Mandeville
[1] utilisa les abeilles.
   Cette théorie m’énerve, je la balaye ;
   Pour m’expliquer, je fais pareil :

   Je vais vous conter l’histoire,
   De cette autre ruche notoire,
   Qui prit, non sans déboires,
   Une toute autre trajectoire.


   Par un doux matin d’automne,
   Une abeille se réveilla bougonne :
« Ce foutu discours, hier, de la Daronne, »
« Elle nous prend vraiment pour des connes ! »

« Elle commande de travailler encore plus par ce froid ! »
« ‘Nous n’avons pas assez pour l’hiver’ qu’Elle lança ! »
« Pourtant tout est plein, même à la réserve en bas. »
« Elle en veut plus pour elle, je n’vois que ça ! »

   Les décisions de la Reine étaient insensées,
   Et dans toute la ruche, la grogne montait :
   ‘Reprenons le pouvoir’ certaines criaient.
   Le Royaume commençait à se fracturer.

   Lui qui existait depuis la nuit des temps,
   Synonyme d’une harmonie de tout instant,
   Ce joyau jalousé par les insectes environnants,
   N’avait jamais éprouvé de pareils événements !

   Mais depuis trop longtemps déjà les Reines abusaient
   Du pouvoir absolu pour satisfaire leur individualité,
   Sans se soucier de ce que leurs sujets ressentaient.
   La coupe était pleine, sur le point de déborder !

   Attisée par l’absence de réponse de l’autorité
   Leur colère grandissait, prête à s’emballer.
   La révolution, certaines voulaient mener,
   Un groupe commençait à se montrer :

   Le soir on pouvait les voir défiler,
   Exiger de retrouver leur liberté,
   Appeler leur Reine à abdiquer.
   Clairement, la violence montait.

   De son côté, la Reine était perdue :
« J’ai décidé ! Comme toujours il fut. »
« Que veulent-elles ? Elles m’ont élue ! »
« J’ordonne à toutes que leur colère se tut ! »

   Mais ces injonctions n’étaient pas entendues.
   Le peuple pensait déjà au futur de l’Élue !
   Même les soldats ne la soutenaient plus.
   Une grande révolution était en vue !

   Après un long hiver froidement cinglant,
   Un calme précaire s’installa progressivement.
   Puis une démocratie directe fut établie, finalement.
   Peut-être était-ce juste une conséquence du printemps !

   Une reine à égalité avec ses ouvrières : quelle révolution !
   Jamais aucune ruche n’avait connue telle situation.
   On votait pour tout, n’importe quelle décision !
   Après de longues et fatigantes discussions…

   Oui, l’égalité n’est pas de tout repos ;
   Elle peut même vous rendre parano.
   Cette idée de la liberté des égaux
   A tendance à stimuler les egos !

   Tout était comparé avec joie
« Elle a ça, alors j’y ai droit »
« Aucune différence ici-bas »
   Au tout début en tout cas…

   Notre Reine était en minorité.
   Son miel elle avait dû donner,
   Surtout sa gelée était rationnée.
   On voyait bien qu’elle souffrait.

   Mais c’était la règle de la majorité
« Partage et tais-toi » on lui disait !
« Gagne ta part, de quoi manger, »
« Travaille et ponds » on répétait !

   La Reine subvenait à peine à ses besoins ;
   Mais les autres ne le voyaient que de très loin,
   Parfois le soir elle pleurait, envahie par le chagrin,
   À les voir discuter, voter, surtout se déchirer, pour rien

   Elle observait monter le pouvoir de l’individualité,
   Qui parfois, en grandes violences se transformait.
   Chacune avait avis et idées qu’il fallait écouter,
   Idées que les autres devaient surtout appliquer

   Dans une famille les enfants sont différents ;
   Individus uniques issus des mêmes parents,
   Avec des capacités réparties différemment,
   Aux idées qui peuvent aller en s’opposant.

   Notre ruche avait beau avoir des votations,
   Ces différences créaient des insatisfactions,
   À l’origine de très nombreuses altercations ;
   L’égalité devait faire l’objet d’une réflexion !

   Pour éviter une grande partie de leurs conflits,
   Autour de leurs envies, de tout ce qui est produit,
   Elles créèrent un outil : la transaction en économie ;
   Leur démocratie glissait doucement vers la ploutocratie.

   Les mois passaient et la ruche continuait à se transformer
   De tout côté, quelque chose de nouveau était inventé,
   Stimulée par cette idée : travailler pour accumuler.
   Tout était bon pour gagner, les vices explosaient.

   Être riche permettait de tout faire, tout avoir :
   La liberté telle qu’on leur avait fait croire ;
   Surtout sans jamais faire appel à l’isoloir,
   L’économie était ce nouveau pouvoir !

   Pouvoir de décider de sa vie,
   Qui stimulait espoirs et envies !
   C’était aussi ce pouvoir sur autrui,
   S’enrichir au profit d’un autre affaibli.

   Difficile de gagner honnêtement sa liberté,
   Quand il fallait s’investir, longuement travailler.
   La tentation était trop grande de vouloir se l’éviter,
   Quand les tromperies paient plus vite que l’honnêteté.

   Aussi l’individualisme se répandait pour se protéger :
   En réaction à tous les coups bas qui se multipliaient,
   Conséquence inévitable de leur société pressurisée,
   Pour atteindre la liberté que toutes souhaitaient…

   Pour survivre dans l’arène de louves affamées,
   Il fallait avoir le cœur plutôt bien accroché !
   Les plus faibles, ces honnêtes gens oubliés,
   Seuls : délaissés d’une société éclatée…

   Moins un individu agissait avec éthique,
   Plus il pouvait obtenir, c’était maléfique !
   La transaction évitait la violence physique,
   Mais demeurait cette violence systémique !

   Les plus riches avaient toujours l’ascendant.
   De leur force, elles abusaient abondamment.
   Elles gagnaient bien plus tout en se reposant,
   Toutes les autres dans le besoin désespérant !

   Ainsi trop occupées à s’affronter et à vouloir,
   Elles délaissèrent la Liberté, sans même le voir,
   Obnubilées pas cette idée d’une liberté illusoire ;
   L’économie exerçait sur elles ses divers pouvoirs.

   Elle avait transformé tous leurs marchandages,
   Cette économie que l’individualité encourage.
   Le plus fripon avait maintenant l’avantage,
   Tant que l’autre croyait en son enfumage.

   La politique incarnait leur idée de l’égalité,
   L’économie illustrait leur vision de la liberté.
   Irréconciliable cohabitation d’idées décalées.
   La violence était partout, dissimulée, cachée.

   À la fin de l’été on ne pouvait que constater
   Les résultats de cette nouvelle société :
   Toutes ces richesses accumulées,
   Surtout toutes ces inégalités.

   Et que dire de l’environnement ?
   La prairie n’était plus comme avant :
   Plus aucune fleur visible dans les champs,
   Où étaient oiseaux et autres insectes volants ?

   Avec la cupidité aux commandes de l’économie,
   Consommer était devenu le centre de leurs vies,
   Sacrifiant l’environnement pour leurs envies ;
   Il leur fallait produire quel qu’en soit le prix.

   Afin de satisfaire une demande qui déconcerte,
   De nouvelles ressources avaient été découvertes,
   De nouvelles techniques avaient été inventées certes
   Mais le sol s’était transformé en une masse noire inerte.

   L’abandon de la pollinisation des fleurs à moindre profit,
   Avait bouleversé l’équilibre que la nature avait établi,
   Empêchant toute autre de pousser dans la prairie,
   Détruisant les synergies nécessaires à la vie.

   L’exploitation minière par ces compagnies
   Accélérait encore la perte de leur prairie,
   Mais la technique permettait leur survie,
   Et certaines s’étaient fortement enrichies !

   Une majorité au contraire s’était appauvrie ;
   Manquant de capacités non de vicieux appétits.
   Seule une minorité s’était honnêtement enrichie,
   Le reste de la bourgeoisie stimulait vices et lubies.

   La violence latente montait, comme par le passé :
   Ces différences entre les extrêmes de la société,
   Ne faisaient qu’agrandir le trou qui se creusait.
   Qu’avaient-elles fait de leur idéal d’égalité ?

   Quelques-unes décidèrent alors de changer ;
   Et grâce à leur grande démocratie, de voter,
   Limiter ce qu’il était possible d’accumuler,
   Essayer d’apporter un peu plus d’équité !

   Une discussion sur la valeur s’engagea :
   Quelle juste valeur pour ce travail-là ?
   Quels écarts leur société tolérera ?
   Un salaire minimum, ça aidera ?

   Elles eurent de nombreux débats ;
   Aucun malheureusement n’aboutira.
   Leur individualisme avait pris le pas :
   Pouvoir économique à la tête leur monta.

« Beaucoup ont de l’espoir, peu le pouvoir »
« Un espoir qui à la majorité fait croire : »
« Un potentiel accès à un futur pouvoir, »
« Requis par leur liberté, l’accessoire. »

   La Reine seule s’interrogeait.
   Elle voyait toute Sa société
   Si rapidement se déliter…
« Oh non ! Qu’ai-je fait ? »

   L’automne était revenu ;
   Et l’injustice s’était accrue :
   Les riches toujours plus repus,
   Les autres, toujours plus déçus.

   La reine avait beaucoup vieilli,
   Et avec le temps s’était assagie.
   Elle avait longuement réfléchi,
« Maintenant agis ! » elle se dit.

   Alors ses forces elle regroupa,
   Et un matin à la tribune monta ;
   À toutes ses filles elle s’adressa :
   Du fond du cœur elle les interpella.

« Regardez ce que nous sommes devenues ! »
« De cette grande nation aux idées reconnues, »
« Nous ne sommes plus qu’un vague écho perdu, »
« Ombre de ce que nous serions peut-être devenues. »

« C’est en grande partie ma faute, aujourd’hui je le sais »
« L’avidité, l’appât du gain et du pouvoir me dominaient, »
« Ces maux que je vous ai donnés, que vous m’avez volés. »
« Ne voyez-vous donc pas ce qu’il est en train de se passer ? »

« Avec l’égalité le pouvoir est devenu l’outil de la liberté. »
« Que notre nouvelle économie n’a fait qu’exacerber ! »
« Nous ne faisons que recopier les erreurs du passé. »
« Changeons notre vision d’un pouvoir déformé ! »

« Sur les autres : il ne sert à rien de l’exercer. »
« Par les autres : il est simplement donné. »
« Que pensez-vous de cette simple idée »
« Pour changer notre belle société ? »

« Vous avez toutes seules ouvert la voie : »
« Le vote du peuple était un très grand pas ! »
« Mais quid de l’économie, de toutes ces lois : »
« Pourrions-nous faire plus simple, sans ce fatras ? »

« Vous, mes filles qui depuis le premier jour je chéris, »
« Moi, la mère que vos sœurs passées ont choisie. »
« Il fut un temps où, nous étions toutes unies : »
« Retrouvons ensemble notre harmonie ! »

« Libérées du pouvoir de ma royauté : »
« Vous vous êtes fortement développées ! »
« D’un côté, l’individualité nous a bénéficié ; »
« De l’autre elle est en train de doucement nous tuer, »

« En détruisant lentement ce qui fait la société, ce lien, »
« Ce pouvoir nous a éloigné d’un équilibre commun. »
« Utilisons le passé pour prendre un autre chemin, »
« Apprenons pour créer l’histoire de demain ! »

« Par l’amour était représentée notre nation, »
« L’individualisme a libéré pensées et actions. »
« Pourrions-nous alors créer un lien – une union ? »
« Réfléchissons, ces idées ne sont pas en opposition »

« Refusons tout pouvoir de mauvaise faction ! »
« Évitons toutes ces néfastes transactions ! »
« Individus d’une société d’interactions »
« Qui n’est pas toujours : à l’unisson. »

« Et si l’Agapè était : notre solution ? »
« Pour sortir de cette mauvaise situation. »
« L’union des sentiments et de la réflexion : »
« Cela suppose quelques changements profonds. »

« Alors ensemble, réfléchissons et débattons ! »
« Que penseriez-vous par exemple du don ? »
« Ensemble, cette confiance rétablissons ! »
   Conclut la reine, pleine de convictions !

   Au début, peu l’avaient vraiment écoutée ;
   Mais ses mots en certaines fort résonnaient,
   De leur grande pauvreté, elles avaient assez,
   Mais les autres n’étaient pas prêtes à changer.

   Même victimes des plus grandes inégalités,
   L’utopie de la liberté économique les tenait,
   Son discours mis des semaines à faire effet ;
   Pour une abeille c’était presque une éternité !

   C’est petit à petit que l’oiseau fait son nid,
   Eh bien ça marche avec nos abeilles aussi !
   Lentement de nouveaux liens furent établis ;
   Certaines coutumes furent peu à peu abolies !

   Il y eu bien quelques sœurs récalcitrantes,
   Qui s’opposaient à cette culture changeante,
   Qui surtout dans la colère devinrent violentes,
   Pour ne pas abandonner leur position dominante.

   Un bain de sang fut heureusement évité,
   Grâce probablement, à cette fichue Agapè !
   Leur violence ne fut ni stimulée, ni encouragée :
   Refuser de participer, sans jamais refuser de partager.

   Nous voilà maintenant au printemps suivant ;
   Après que notre ruche eut fait un bond en avant.
   Une nouvelle liberté s’était installée, doucement ;
   Et une nouvelle société était née de ce changement !

   Les sœurs avaient appris à accepter leur différence.
   Elles ne se comparaient plus avec complaisance
   En utilisant l’économie comme référence !
   La liberté retrouvait peu à peu son sens.

   Elle n’était plus cette chose à gagner,
   Elle devenait cette chose à cultiver,
   Interroger ses propres désirs innés,
   Pour tous ensemble vivre en paix.

   L’individualité n’avait pas disparu,
   Bien au contraire, elle s’était étendue,
   Pour intégrer autrui et ses points de vue :
   Une individualité plus vaste qu’un individu !

   Les transactions avaient disparu très naturellement,
   Aux profits d’échanges bien plus satisfaisants,
   En économie, ou politiquement parlant !
   La pression était tombée d’un cran.

   La société avait trouvé une sérénité !
   Pour autant le progrès ne s’était pas arrêté,
   Envies et souhaits étaient toujours là à stimuler,
   Les passions aussi ; ils étaient juste plus raisonnés.

   La vieille reine était au bout de sa tumultueuse vie,
   Et elle avait le sentiment du travail bien accompli.
   Dehors, l’environnement allait mieux lui aussi,
   Grâce à ses filles, à nouveau toutes unies…

   Confiante en sa ruche, ses nouvelles idées,
   Qui de ce néfaste pouvoir s’était libérée,
   Entourée par sa famille qui la choyait,
   Notre sage reine s’éteignit, en paix…

   Le soleil se levait à peine, rayonnant,
   L’avenir s’annonçait époustouflant.
   Le restera-t-il durablement quand
   L’histoire avance en se répétant ?

   Par un doux matin d’automne,
   Une abeille se réveilla bougonne :
« Ce foutu discours, hier, de la Daronne, »
« Elle nous prend vraiment pour des connes ! »

« De quoi parles-tu, n’as-tu pas fini de râler ? »
   Demanda sa sœur, pas encore bien réveillée.
« Favoriser la lavande, réduire le noisetier, »
« Mais quelle provocation, c’est insensé ! »

« Le pollen de noisetier est le plus fameux, »
« Il se récolte au cœur de l’hiver rigoureux, »
« Pour nourrir nos larves, il est prodigieux ! »
   Continua notre insecte, sur un ton anxieux…

« En plus moi, il m’évite d’avoir la diarrhée »  [2]
« Une nosémose : je l’ai même vu arrêter ! »  [3]
« Comment vivre sans tous ses bienfaits ? »
« Elle veut juste aider son ami parfumier. »

« Tu es adulte, tu fais comme tu veux ! »
« Continue à utiliser ce produit vertueux ! »
   Lui répondit sa sœur sur un ton chaleureux,
« Et arrête un peu avec tes reproches foireux. »

« Bientôt toute la prairie le noisetier envahira ! »
« Quand il n’y aura plus de lavande, on fera quoi »
« Maman ne veut pas te limiter en nous disant cela »
« Elle veut juste que nous soyons conscientes de ça. »

« Si tu n’es pas d’accord exerce pleinement ta liberté. »
« Tu es adulte, personne n’est là pour te commander. »
« Pense juste à toutes tes sœurs pour ne pas abuser ; »
« Nous savons que les différences font la société ! »

« Vole un peu, détends-toi, »
« Tout ira bien, tu verras ! »
« Utilise : l’Agapè en toi, »
« Tu verras cela t’aidera. »

   Sur ces sages paroles, leur conversation se termina.
   Il semble que la violence avait été évitée cette fois-là,
   Et l’union des différences fut préservée encore une fois.
   Mais pour combien de temps : seul l’avenir nous le dira !

   Il est possible que le vice stimule l’évolution technique,
   Peut-être aussi un certain développement économique,
   Grâce au carburant de l’individualisme égocentrique.
   Toutes ses conséquences sont bien plus dramatiques !

   Le mal entraîne le mal ; pour le vice c’est identique,
   Il reste le grand destructeur de la réflexion éthique,
   Incompatible avec le bien, ce lien commun unique.
   Les vices privés ne font pas les vertus publiques !

   Le vice empêche juste et durable développement,
   Alors que l’honnêteté stimule l’épanouissement,
   Contrairement à ce que la vieille fable prétend.
   Regardez ces fripons devenus honnêtes gens !

   Alors réfléchissez un peu ! Mortels insensés
   Qui en vain cherchez à concilier l’égalité,
   Avec votre idée individuelle de la liberté,
   Pour créer le monde que vous désirez !

   Ce plaisir très souvent bien éphémère,
   Satisfaire une individualité primaire,
   Ne fait qu’entraîner le vice délétère.
   Abandonnez ces vaines chimères !

   Éclairons-nous d’autres lumières,
   Loin des idées révolutionnaires !
   Réapprenons à aimer nos pairs,
   Tous unis tous sœurs et frères !

   La grande ruche a su évoluer
   Pour retrouver la fraternité,
   C’est aussi à notre portée ;
   Il faudrait juste y penser !

   La nature ne changera pas,
   Donc l’histoire se répétera !
   Réfléchissez à ce qui évitera,
   Qu’elle ne se reproduise pas.

   La fable se termine à présent,
   Elle ne vous dira pas comment
   Apporter de tels changements :
   Ce n’est pas le plus important !

   Elle n’est qu’une petite histoire,
   Qui ne prétend pas tout savoir ;
   Quelques instants de mémoire,
   D'une simple ruche illusoire...

______________________________________________
[1] Bernard Mandeville – La Fable des abeilles, ou Les vices privés font les vertus publiques, 1705, 1714.
– Version originale, 1705, 1714 : https://andromeda.rutgers.edu/~jlynch/Texts/hive.html
– Traduction française (1740 ?) : https://www.institutcoppet.org/wp-content/uploads/2011/01/La-fable-des-abeilles.pdf (licence Creative Commons)
[2] Source : http://www.beeopic-apiculture.com/fr/news/floraison-mellifere-abeilles/floraison-des-noisetiers
[3] Maladie provoquée par un parasite de l’épithélium intestinal chez l’abeille adulte. Source : voir [2].

NB : l'alignement des strophes peut varier selon la police d'écriture utilisée (texte original en Times New Roman).

 
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  Publié: 9 jan à 00:32 Citer     Aller en bas de page

Fable lue d'une seule haleine.
Bravo ! Tout y est : société, économie, environnement, pouvoir, amour, philosophie, spiritualité, tout...
et sans fautes. Le correcteur a apprécié.

Bizzz, JB

  La vie commence à chaque instant.
samamuse

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  Publié: 9 jan à 04:18 Citer     Aller en bas de page

MUSE et SAM ont eu aussi tout lu d'un seul cadre à miel.
toutes ressemblances avec des situations actuelles, semblent être volontairement harmonieusement voulues.
des invitations pour "quelle Europe ?", des regards de "gilets jaunes", LA FONTAINE y avait grâce à Esope, déjà abordé l'idée, merci de ce très court parcourt, que JB a encensé.
ces assemblages de mots ont dû demander beaucoup de disponibilités.

 
Pilo

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25 janvier
  Publié: 10 jan à 08:29 Citer     Aller en bas de page

JB, MUSE et SAM, je vous remercie pour vos très gentils commentaires ! J’apprécie !

Citation de samamuse
ces assemblages de mots ont dû demander beaucoup de disponibilités.


Merci les fêtes .

Pilo

 
Lucas


Prisonnier du temps, enchaîné à la vie et condamné à mort.
   
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  Publié: 14 jan à 07:04 Citer     Aller en bas de page

Long, long ... comme une année sans miel.
Moi, tout ça, ça me donne le bourdon !

mais pour l'exercice et la réflexion.

 
Klafooty
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2 mars
  Publié: 17 févr à 05:05 Citer     Aller en bas de page

Cela n'est plus une poésie, c'est une saga ou un roman fleuve. Mais je reste impressionné.

 
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