Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 0
Invités : 8
Invisible : 0
Total : 8
13169 membres inscrits

Montréal: 14 déc 23:39:15
Paris: 15 déc 05:39:15
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Le coin de la technique : Les formes poétiques :: Alexandrin Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Ashimati

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
328 poèmes Liste
7268 commentaires
Membre depuis
3 août 2008
Dernière connexion
13 décembre
  Publié: 13 avr 2018 à 10:14
Modifié:  3 mai 2018 à 10:31 par Ashimati
Citer     Aller en bas de page

Alexandrin


L'alexandrin est en poésie française classique, un vers formé de deux hémistiches de six syllabes chacun. Les deux hémistiches s'articulent à la césure, qui est le lieu de contraintes spécifiques.

L'alexandrin se compte donc en douze syllabes, on évitera le terme "pieds" qui ne s'utilise qu'en poésie grecque ou latine.
On peut également découper l'alexandrin de façons différentes en:

5//7 syllabes
7//5 syllabes
4//4//4 syllabes
3/3//3/3 syllabes (tétramètre à débit régulier)

Mais la forme la plus chantante reste 6+6 syllabes

Aujourd'hui, on préfère employer le terme de dodécasyllabe pour désigner un alexandrin sans césure. En effet, il est considéré que celle-ci est la marque d'une forme stricte du vers apparentée au classicisme, et que, par conséquent, l'esprit de contradiction rimbaldien et romantique cherchant à s'affranchir de la rigidité des règles classiques demande à distinguer ces deux vers. L'appellation de dodécasyllabe étant issue du grec dṓdeka signifiant " douze ".

Origine


Son nom est dérivé du Roman d'Alexandre, sans qu'on puisse savoir si c'est en référence au nom de son héros, Alexandre le Grand, ou bien d'Alexandre de Bernay, son auteur. Ce cycle poétique, écrit en style épique, est du XIIe siècle, mais ce n'est qu'au XVe qu'est vraiment attesté le terme Alexandrin.

Jusqu'au XVIe siècle, il est rare en français, et le vers héroïque est le décasyllabe (vers de dix syllabes). Il est réellement lancé par la Pléiade : Jean-Antoine de Baïf et Pierre de Ronsard imposent le sonnet, l'ode et l'alexandrin. Après la poésie, le théâtre l'adopte : c'est le vers cardinal au XVIIe siècle.

Césure


La règle classique formulée par Boileau signifie formellement que la césure doit coïncider avec une coupure syntaxique importante. Selon Lancelot (Claude Lancelot est un religieux janséniste et un grammairien né à Paris vers 1615 et mort à Quimperlé en 1695.), « il n'est pas nécessaire que le sens finisse à la Césure, mais il faut que l'on s'y puisse s'y reposer », ce qui implique par exemple que des « particules » comme qui, je ne peuvent y apparaître. De même, le substantif et l'adjectif ne peuvent figurer de part et d'autre de la césure. D'autre part, si le sens continue après la césure, « il faut qu'il aille au moins jusques à la fin du vers ».

Règle du e caduc


L'e muet (appelé aussi e caduc, e féminin ou e sombre) est banni de la syllabe marquant la césure (qui est donc forcément tonique).
Le e caduc désigne la voyelle e dont la prononciation « e » varie en fonction de l'environnement syntaxique. Souvent le e caduc est improprement appelé e muet, car la modification de prononciation consiste souvent en une atténuation, voire une disparition, du son « e » (amuïssement).
Le e caduc est associé aux graphies « e », « es » et « ent ». Attention cependant : les terminaisons « -es » et « -ent » n'indiquent pas obligatoirement la présence d'un e caduc « le couvent », « qu'ils soient », ou tous les verbes à la troisième personne du pluriel de l'imparfait et du conditionnel : « ils voulaient » et « il voulait », tout comme « il voudrait » et « ils voudraient », diffèrent uniquement à l'écrit, par un « -ent » grammatical non prononcé).
En fin de vers, un e caduc associé aux terminaisons « -e », « -es », « -ent » ne compte pas comme une syllabe (apocope).

Que je ne puis la voir sans voir ce qui me tue


→ Que/je/ne/puis/la/voir//sans/voir/ce/qui/me/tu
→ apocope du « e » en fin de vers (« tu(e) »).
Pierre Corneille, Don Sanche d’Aragon

J'aperçois tout à coup deux yeux qui flamboyaient


→ J'a/per/çois/tout/à/coup//deux/yeux/qui/flam/boy/aient
→ « -ent » ne signale pas un e caduc et le verbe ne subit pas l'apocope
(« flamboyaient » = imparfait, 3e personne du pluriel).
Alfred de Vigny, Les Destinées, La Mort du loup

À l'intérieur du vers, le e caduc en fin de mot ne compte pas toujours comme une syllabe (élision non systématique du e caduc final d'un mot) : il y a élision, et la dernière syllabe ne compte pas, quand le son « e » écrit « -e » est suivi par une voyelle ou un h muet ; il n'y a pas élision, et la dernière syllabe compte, quand le son « e » écrit « -e » est suivi par une consonne, ou quand le son « e » est orthographié « -es » ou « -ent ».

J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène
.

→ J'ai/rê/vé/dans/la/gro/ttoù/na/ge/la/si/rèn
→ « e » élidé devant une voyelle (« grott(e) où »),
« e » prononcé devant une consonne (« na•ge la »),
apocope du « e » en fin de vers (« sirèn(e) »).
Gérard de Nerval, El Desdichado

Jamais mensonge heureux n’eut un effet si prompt


→ Jam/ais/men/son/geu/reux//n’eut/un/e/ffet/si/prompt
→ « e » élidé devant h muet (« mensong(e) heureux »).
Jean Racine, Athalie

Ses houles où le ciel met d'éclatants îlots


Ses/hou/les/où/le/ciel//met/d'é/cla/tants/î/lots
→ « e » prononcé dans la terminaison « -es » (« houles où »).
Leconte de Lisle, Poèmes tragiques

Où tendent tous les fronts qui pensent et qui rêvent


→ Où/ten/dent/tous/les/fronts//qui/pen/sent/et/qui•rêv
→ « e » prononcés à l'intérieur du vers (« ten•dent », « pen•sent »),
apocope du « e » en fin de vers (« rêv(ent) »).
Sully Prudhomme, Le Zénith — aux victimes de l'ascension du ballon le Zénith

Quelque chose approchant comme une tragédie


Quel/que/cho/sa/ppro/chant//co/mmu/ne/tra/gé/•di
→ « e » élidés devant voyelles (« chos(e) approchant », « comm(e) une »),
apocope du « e » en fin de vers (« tragédi(e) »).
Alfred de Musset, Premières Poésies, La Coupe et les Lèvres

Et les cieux rayonnaient sous l'écharpe d'Isis


→ Et/les/cieux/ra/yo/nnaient/sous/l'é/char/pe/d'I/sis

→ « e » prononcé devant une consonne (« échar•pe d'Isis ») ;
« -ent » ne signale pas un e caduc et le verbe n'est pas élidable
(« rayonnaient » = imparfait, 3e personne du pluriel).
Gérard de Nerval, À Louise d'Or

Enfin, le « e » à l'intérieur d'un mot est parfois élidé entre une voyelle et une consonne (syncope*) : par exemple, il y a syncope dans « il avouera » (→ a•vou•ra), mais pas dans « avouer » (→ a•vou•er).

Je ne t'envierai pas ce beau titre d'honneur


→ Je/ne/t'en/vi/rai/pas//ce/beau/ti/tre/d'ho/nneur
→ syncope du « e » entre voyelle et consonne (« envi(e)rai »).
Pierre Corneille, Le Cid


Hiatus


En linguistique, un hiatus (du latin « ouverture de la bouche = parole prononcée, parole ») est une succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes, soit à l'intérieur d'un mot (comme dans « aorte »)- hiatus interne, soit à la frontière de deux mots (« il va à… ») hiatus externe.
Le hiatus est réputé cacophonique dans certaines langues, à commencer par les langues grecques et celles qui en ont hérité leurs vues grammaticales et linguistiques (les langues d'Europe occidentale, principalement), ce qui explique qu'en poésie on cherche fréquemment à l'éviter. Ainsi, à la lecture du vers français, on élide ou prononce des e caducs, afin de ne pas « heurter » l'oreille ; c'est de là que l'étymologie du mot puise son sens.

Analyse rythmique


Comme tout énoncé en prose, un alexandrin particulier peut être soumis à une analyse rythmique : certaines syllabes remarquables, correspondant aux accents toniques identifiés par le lecteur, sont privilégiées. En résulte un découpage subjectif (il peut différer d'un lecteur à l'autre) en « mesures » bornées par les syllabes « accentuées ». Quand cette « coupe » touche un mot à finale féminine, sa syllabe post tonique se voit rejetée dans la mesure suivante. Il n'est donc pas rare qu'elle prenne place au milieu d'un mot :

Cette obscu/re clarté // qui tom/be des étoiles
Corneille, Le Cid, IV, 3

À partir du XIXe siècle, les traités de métrique foisonnent de ce type d'analyses ; elles tendent même à reléguer au second plan l'analyse métrique proprement dite, qui se borne à définir l'alexandrin « en général » (en tant que modèle de vers) comme se composant de deux hémistiches. Sauf exception, les mesures rythmiques n'enjambent pas la césure et la rime qui sont donc analysées comme des coupes. On peut donc admettre que, le plus souvent, l'analyse rythmique se cale sur le mètre.

Du fait qu'on tend à reconnaître deux mesures par hémistiche, on a jadis qualifié l'alexandrin ordinaire de « tétramètre ». Pour qualifier les vers découpés en quatre mesures de trois syllabes chacune (3/3//3/3), on a pu parler de « tétramètre à débit régulier » :

Je le vis/, je rougis,// je pâlis/ à sa vue/
Racine, Phèdre, I, 3, v.273

Mais il n'est pas rare que des hémistiches se découpent en 1/5, 2/4, 4/2 ou 5/1 et, pourquoi pas, 0/6 ou 2/2/2, ce qui fait mentir l'appellation de « tétramètre », qui est de toute façon largement impropre car de tels découpages sont étrangers au mètre :

Mon cœur,/ comme un oiseau,// voltigeait/ tout joyeux
Baudelaire, Les Fleurs du mal, « Un voyage à Cythère »

L'alexandrin « trimètre »
Il est dit « romantique », car c'est avec les romantiques, et Victor Hugo en particulier, qu'il se répand. Ce type d'alexandrin a pour particularité de se laisser découper, rythmiquement parlant, en trois mesures, d'où sa qualification de « trimètre ». Le plus souvent, la sixième syllabe de ces vers, bien qu'elle ne soit pas reconnue comme coupe, conserve malgré tout l'essentiel des caractéristiques métriques de la césure. Ces vers sont donc intéressants par la tension qu'ils introduisent entre la structure métrique « classique » 6//6 qui reste prégnante et le découpage rythmique prosaïque qui s'impose au lecteur.
Hugo écrit ainsi :

J'ai disloqué / ce grand niais / d'alexandrin.
Hugo, Les Contemplations, « Quelques mots à un autre »

Comme dans cet exemple, et dans le suivant, le « trimètre » se décompose le plus souvent en trois mesures rythmiques égales, 4/4/4 dont la deuxième enjambe la césure :

Et l'étami/ne lance au loin/ le pollen d'or
Heredia, Les trophées, « Fleur séculaire »

Quel que soit son intérêt, cette forme d'alexandrin reste une exception, introduite au milieu de vers ordinaires pour créer un effet de contraste.
Dans Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand offre de nombreux exemples d'alexandrins qui auraient « oublié » la césure :

Empanaché/ d'indépendan/ce et de franchise

Auparavant, Verlaine et Rimbaud avaient déjà fait subir à la césure les derniers outrages. Cependant, l'alexandrin classique reste à l'honneur chez les Parnassiens.
L'alexandrin à césure « faible »
Il arrive qu'on trouve des vers ayant les caractéristiques du trimètre dans les œuvres de tragédiens classiques (Corneille, Racine) où, en théorie, il ne devrait pas se rencontrer :

Je veux/, sans que la mort// o/se me secourir,
Toujours aimer,/ toujours souffrir,/ toujours mourir
Corneille, Suréna, I, 3

Le premier vers cité peut facilement être coupé comme un tétramètre de rythme 2/4//1/5 ; le second ressemble à un trimètre romantique, mais c'est plus à cause de la succession de trois phrases presque semblables que pour des raisons spécifiquement rythmiques.
Pour expliquer cette apparente incohérence, certains critiques, comme Maurice Grammont, parlent de « faux trimètres », qui seraient en fait des alexandrins à césure faible. Mais ni les exemples ci-dessus, ni, dans Esther, le prétendu trimètre :

Et Mardochée/ est-il aussi/ de ce festin ?

ne s'écartent de la définition de l'alexandrin classique. Ils sont bel et bien des alexandrins césurés 6//6, car aucune règle classique ne permettrait de considérer comme fausse la césure qui prend place entre « toujours » et « souffrir » ou entre « est-il » et « aussi ». Cela admis, la question de savoir s'ils sont ou non des trimètres avant la lettre perd toute pertinence.

*L'amuïssement consiste en l'atténuation ou, le plus souvent, la disparition complète d'un phonème ou d'une syllabe dans un mot. L'amuïssement est une modification phonétique courante en phonétique historique. Il peut être classé dans la catégorie des métaplasmes quand il concerne la syllabation du mot.

*Une apocope, du grec apokoptein/αποκοπτειν (« retrancher »), est une modification phonétique, parfois utilisée comme figure de style, qui se caractérise par l'abréviation du mot complet, en gardant uniquement son ou ses premiers phonèmes ou syllabes (vocaliques ou consonantiques), par exemple « auto » pour « automobile ».
On notera que l’apocope est le processus proprement dit (dans l’exemple précédent, la chute de « -mobile ») tandis que le résultat de l’apocope (ici, « auto ») est une abréviation.
Elle correspond à un sens bien précis du mot complet lorsqu'il possède plusieurs homonymes. Cette contracture est souvent utilisée de manière familière pour simplifier le langage.
Elle peut être employée sciemment pour oraliser un discours ou pour brouiller le message dans un but esthétique particulier. Elle est proche de l'élision, de l'ellipse, et de l'abréviation et contribue à la formation de néologismes.
La dernière lettre est quelquefois remplacée par la voyelle « o ».

*La syncope (substantif féminin), du grec συγκοπή, sunkopḗ (« retranchement ») est un métaplasme consistant en l'amuïssement d'un phonème ou plus à l'intérieur d'un mot. Ainsi, prononcer msieur pour monsieur procède de la syncope. Monsieur a par ailleurs subi une syncope à partir du mot mon seigneur qui a donné mon sieur puis monsieur, le « r » final subissant pour sa part une apocope



Source : Versification française
Wikipédia

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 334
Réponses: 0

Page : [1]

Seriez-vous prêts à contribuer activement dans une mise en version audio des textes d'auteurs du site (sous condition d'accord de la part de ceux-ci bien entendu) ?

État du vote : 1014/13130

8.7%
 
 88 votes : Non, en fait je reste assez neutre par rapport à une initiative de ce genre.

7.7%
 
 78 votes : Non, cela ne m'intéresse pas

4.9%
 
 50 votes : Non, je ne crois que ce soit une bonne idée

15.9%
 
 161 votes : Non, mais ça peut être intéressant

1.8%
 
 18 votes : Aucun souci, je fais cela tous les jours

10.7%
 
 109 votes : Oui, pas de problème, je sais que je pourrais

19.2%
 
 195 votes : Oui, mais je ne suis pas sûr de savoir le faire

31.1%
 
 315 votes : Oui, mais je ne vois pas comment

 

 
Cette page a été générée en [0,0299] secondes.
 © 2000 - 2019 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.