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LPDP :: Journal : Les mots des Autres... :: A Sarah lorsqu'elle aura vingt ans Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Varh


la vie, ce rêve réel qui peut se tranformer en cauchemar en gardant les yeux ouverts; je les ferme
   
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  Publié: 28 juin 2017 à 15:16
Modifié:  29 juin 2017 à 13:35 par Maschoune
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Ce poème a été écrit par l'homme avec qui j'ai partagé les dernières années de sa vie; il était dédié à sa fille qui ne l' a eu en sa possession qu'après son décès. Avec l'accord de Sarah, je le publie.

Pour Sarah quand elle aura vingt ans.

Sonnez Chofars, aujourd'hui c'est Kippour,
journées de joies journées d'amour
Pardon pour toi, pardon pour moi,
Ainsi le veut le Roi des Rois
Et toi David et toi Léna,
Chantez, dansez, pour la dernière fois.

Tibériade est en fête et les jeunes insouciants
Marchent vers le lac, si propice aux amants.
Hélène au piano, virtuose d'un soir
Leur dédie Schubert, sur des notes d'espoir.
Elles volent vers eux, portées par les eaux
Et rejoignent ceux là, cachés dans les roseaux.

Mais d'autres bruits s'élèvent au lointain de la nuit,
Comme le martèlement sourd de chevaux qui fuient.
C'est une armée en marche qui fonce et qui détruit.
Tous maintenant se lèvent aux voix des radios en folie
Et l'homme cherche Hélène qui est déjà partie.

Elles disent:'' le croissant flotte sur Bar Lev
Et les Syriens marchent sur En Guev
Les chars d'Egypte foncent sur Mitla
Et les Syriens vers Kuneitra.

Tous sautent alors dans les voitures qui s'éloignent vers le nord et d'autres vers le sud.
Un bataillon de choc, envoyé à l'avant
Marche et court vers le premier redan.
L'homme qui s'était égaré les a rejoints au tout dernier moment.
Tous épuisés mais présents voient dans le lointain des chars par milliers
Qui s'avancent en échelons par escadrons entiers.

Puis la première salve s'abat, meurtrière de hasard; celle qui ne prévient pas.
Ici, la pierre tue plus que l'éclat...
Un bras s'envole au ciel et une tête roule,
C'est celle d'un ami, comme un dernier adieu.
Celui là qui prie Dieu tombe et meurt sous l'enfer du feu.
Les blessés hurlent et appellent leur mère,
Déjà condamnés a une mort de misère.
D'autres tirent comme des fous pour ne pas les entendre;
Ici perdez tout espoir, c'est l'enfer de Dante.
En face, des hommes fondent dans des chars calcinés
Comme la graisse dans la poêle à l'odeur de brûlé.
Hommage à ceux-là, le courage n'a pas de camp,
Mais pour un char détruit, dix les remplacent
Et ils avancent encore en masse.

Le major est tué, le capitaine mourant;
L'homme les remplace alors, comme dernier lieutenant.
Tenir, tenir encore, pour permettre les renforts,
Pour leur donner du temps.
Que fait Tsahal, que fait Sharon; bientôt tout ne sera que néant.
Alors, les hommes tiennent à la ''ferme chinoise'', au redan ''Missouri''
Ils tiennent et meurent pour que vive un pays.

Soudain l'homme est blessé d'un éclat au côté et tombe à genoux dans la poussière.
Et regarde son sang qui tombe goutte à goutte, avalé par la terre.
Ce jour-là, le désert assoiffé buvait le sang des hommes.
Sa vue se brouille, mais il peut encore voir les renforts qui s'avancent et Sharon devant.
Qui repousse l'ennemi pour le prendre de flanc.
Et le carnage effrayant qui s'en suit, tout autour du redan.
Puis, un voile rouge se fait et l'homme sombre au néant,
Comme le rideau de théâtre tombe, au tout dernier moment.

David est mort à Nafakh, dans un des derniers chars de la brigade Barak
Dans la vallée des larmes au côté de Gringold le héros du Golan,
Repoussant les Syriens qui marchaient sur le pays de Dan.
Hélène, sa sœur, a disparu, dans l'explosion d'un camion radio, au détour d'un chemin,
Ne laissant que des larmes à l'homme du lendemain.

Celui-là, qui a survécu est revenu plus tard sur les champs de carnage,
On peut encore y voir les traces de l'orage.
Lorsque le vent se lève sur les carcasses éventrées des cercueils d'acier,
Un murmure se fait; c'est la voix de reproche de tous ces sacrifiés.
Et si parfois la pluie tombe sur ces chars rouillés,
D'étranges fleurs rouges s'éveillent sur le sol mouillé.
Ce sont les cœurs de ceux qui sont tombés là bas,
Pour que vive un pays, pour qu'il ne meure pas.
Toi seule peux les cueillir,
Si un jour tes pas te guident au milieu de ces souvenirs.

Ils étaient deux cent treize, il n'en revint que vingt trois.

Sonnez Chofars, aujourd'hui c'est Kippour,
journées de joies journées d'amour
Pardon pour toi, pardon pour moi,
Ainsi le veut le Roi des Rois
Et toi David et toi Léna,
Chantez, dansez, pour la dernière fois.


A David, mon ami.
A Hélène (Léna), sa sœur, que j'aimais.
Souvenirs du Kippour octobre 73.
Ton père.

 
Varh


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  Publié: 28 juin 2017 à 16:29 Citer     Aller en bas de page

Très lourd à porter d'où la volonté de partage

 
Galatea belga


Mon rêve est la réalité banale d'un autre-Galatea-
   
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  Publié: 28 juin 2017 à 20:59 Citer     Aller en bas de page





Une page obscure , des humaIns pions et victimes des jeux des Grands. 😞

  Si visi amari, ama.Le Prince ...oh le Prince...
Varh


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  Publié: 28 juin 2017 à 21:46 Citer     Aller en bas de page

Tu as raison Galatea

Des pions qui sont poussés au gré de la politique et au nom de religions... Des millions de vie détruites autant de générations qui n'ont pas éclose... et des millions d'autres qui ont subi des blessures indélébiles qui marquent aussi des générations naissantes élevées souvent dans une haine familiale et même ancestrale.

Merci Galatéa de cet arrêt ici sous ce texte, il ne m'appartient pas cependant, l'homme qui l'a écrit est celui qui a provoqué le plus de bouleversements dans ma vie et m'a offert une partie de sa force.

Avec mon amitié
V



 
Varh


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  Publié: 29 juin 2017 à 12:46 Citer     Aller en bas de page

Merci Sylvain,

Nous comprenons sans trop de difficulté.... Merci de cet arrêt

V

 
Jacques-Marie JAHEL
Impossible d'afficher l'image
Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à vous. Albert Camus
   
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  Publié: 14 juil 2017 à 08:55 Citer     Aller en bas de page


Bonjour chère Valérie,

Je n'étais allé dans votre journal qu'à de rares occasions. Je me suis permis de le faire aujourd'hui encore et, que n'ai-je pas découvert ?
Valérie, j'encense, celui qui fut votre compagnon, de mille louanges. Son poème écrit d'un seul jet, je l'imagine fort bien ainsi, est le cri d'un cœur empli de sagesse, jeté aux peuples en délire, à l'humanité entière. Décrire la guerre moderne de cette manière est à l'égal des écritures bibliques de l'Ancien Testament, des poèmes sapientiaux.

Je vous embrasse, Valérie, mon amie.
JMJ

 
Varh


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23 décembre 2019
  Publié: 15 juil 2017 à 04:53
Modifié:  15 juil 2017 à 04:54 par Varh
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Bonjour Cher JMJ, mon ami

Merci pour votre commentaire... Il nous fait extrêmement plaisir à toutes les deux...

Son père était un homme d'un grand humanisme et cette guerre l'a fortifié dans cette voie. Il n'a écrit qu'un seul poème et en choisissant la poésie comme véhicule des mots, il pensait qu'il serait plus facile de décrire ce traumatisant moment en le rendant à la fois plus profond, et d'une certaine manière plus léger à lire qu'une prose classique.

Merci JMJ de votre commentaire... Partager ce texte est très important pour nous à la fois pour nous alléger mais aussi pour parler de lui encore...

Avec notre profonde gratitude et notre sincère amitié

Valérie




 
Charlentoine

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8 octobre
  Publié: 27 jan 2018 à 04:39 Citer     Aller en bas de page

Beau texte, d'une grande profondeur et d'une extrême sensibilité. Une belle présence pleine de force et d'espoir.
Merci Valérie.

  Vive la poésie et le canon de 75
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