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Jean
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  Publié: 30 avr 2009 à 11:43
Modifié:  1er mai 2009 à 23:20 par Jean
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Ainsi, voilà mon cauchemar et voici mon calvaire : de même que je suis ombre, mes rêves le seraient... Et les ombres qui, cette nuit, sont les maîtres des quatre dimensions de l’en-bas, elles en sont pourtant clouées comme à une croix ; alors, auront-elles toujours cette infériorité par rapport à la plus infime des poussières de ne pouvoir se promener trop haut sans craindre – autant qu’elles les cherchent – que resplendissent quelques rêves des lumières que se disputent les étoiles.

Et le cauchemar des poussières : prendre conscience de leur inconsistance. Car c’est alors qu’elles commencent à croire telle absurde pensée d’être dans ce monde de l’en-bas, elles aussi soumises aux lois de la gravité ; elles s’épaississent pour être plus, tombent vers le sol et s’entassent dans les coins sombres.
Triste pour ces chères, mais les ombres sont contentes ; de leur obscurité, elles contemplent ces muses-flammes, ardentes, envoûtantes, mystérieuses, inspiratrices et destinataires de leurs rêves les plus précieux ; et qui, de tout en bas – mais toujours d’au-dessus du lieu des ombres – dans leurs ténèbres, leur tiennent compagnie.

 
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