Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 314
Invisible : 0
Total : 315
· DeviousF
12991 membres inscrits

Montréal: 20 juil 20:13:53
Paris: 21 juil 02:13:53
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Poèmes par thèmes : Concours d'Avril 2007 - Prose Moyen Age :: Ysabeth Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Miralèle


Seule la flèche en plein vol est immobile
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
9 poèmes Liste
26 commentaires
Membre depuis
31 mars 2007
Dernière connexion
7 novembre 2007
  Publié: 15 avr 2007 à 14:58
Modifié:  15 avr 2007 à 15:00 par Miralèle
Citer     Aller en bas de page

Ysabeth


Il se hâtait de remonter la ruelle sombre et fraîche. Il était près de onze heures, la chaleur étouffante et la lumière aveuglante du mois d’août rendaient la traversée des places difficilement supportable. Les derniers étages des maisons à colombage se rejoignaient et laissaient à peine filtrer la lumière. S’il évitait ainsi la brûlure de l’astre de feu, il n’était en revanche pas épargné par la puanteur qui s’était emparée de la ville depuis le début de l’été. Il n’y prêtait plus attention depuis que son odorat s’était approprié les parfums nauséabonds du bourg. A son arrivée, il s’était pourtant promis de se remettre à flot en moins de trois jours.

Perdu dans ses pensées, il n’entendit pas le cri charitable de la femme qui venait d’avertir les passants. Tous, s’étaient écartés promptement de la rigole centrale et le paquet d’excréments vint s’abattre à moins d’un mètre devant lui projetant des éclaboussures alentour. Les rires des badauds qui l’accompagnaient depuis le début de son périple fusèrent autour de lui. Son habit tout neuf n’avait heureusement pas été tâché.
Il pressa le pas vers le château, bien décidé à éviter dorénavant ce genre de désagréments. Si seulement, il pouvait arriver à faire rire Ysabeth, la fille du seigneur de Meurtebourg, il serait enfin riche, il aurait un foyer bien à lui, il ne serait plus obligé de courir de place en place à faire ses acrobaties, de colporter les nouvelles d’une ville à l’autre, de se vendre comme bouffon ambulant auprès des seigneurs. Il commençait vraiment à se faire vieux. L’accueil de la foule à son passage lui donnait du courage et ses grelots tintaient joyeusement. Il trébuchait, perdait l’équilibre, se redressait à l’aide d’une ou deux mains, d’une ou deux jambes et se retrouvait dans des positions qui mettaient en joie les spectateurs. Une petite cabriole et il se remettait à sautiller. Parfois, ses pas s’alourdissaient, s’allongeaient, son corps frêle se tendait, son regard se faisait menaçant et les enfants se sauvaient en criant comme s’ils avaient vu l’ogre de leurs cauchemars. Il avait vraiment plus d’un tour dans son sac et n’aimait pas décevoir ceux qui espéraient profiter d’un spectacle inhabituel. Arrivé en haut de la dernière ruelle, il soupira. Il jeta un coup d’œil sur la place devant le château où de nombreux gardes immobiles suaient à grosses gouttes.

Il prit son courage à deux mains et s’élança dans l’espace non protégé. Il se présenta à l’un des gardes posté en faction devant le pont-levis baissé, avec maintes courbettes et facéties. Celui-ci, après avoir été pris d’un fou rire qui agaça prodigieusement notre saltimbanque, mais le rasséréna sur le champ, lui fit signe de le suivre. Il fut conduit directement à la chambre d’Ysabeth. Il s’était promis de la déstabiliser par tous les moyens que comportait son art.

Quand il la vit, il ouvrit grand la bouche, les yeux écarquillés et se mit à bégayer puis tout son corps fut secoué d’un éclat de rire caverneux incontrôlable qui semblait intarissable. Son corps se tordait sous le rire au rythme des grelots. La petite fille fut prise de frissons. Malgré ses jambes soudées l’une à l’autre, ses bras terminés aux coudes et son regard emprunt d’une tristesse insondable, elle se mit à battre des moignons et à pousser des cris de joie qui illuminèrent soudainement son visage. Il n’avait plus ri depuis la mort de sa fille infirme et de ce miracle jaillirent des étincelles de vie. Il la prit dans ses bras et ils roulèrent sur le sol. Il la lançait dans les airs, la rattrapait. Pour la première fois, un inconnu n’avait poussé aucun cri d’horreur à sa vue et elle se sentait vivante comme elle ne l’avait jamais été de toute son existence.

  Et vogue l'hirondelle
***SunnySky***


À quoi ca sert d'être sur la terre si c'est pour faire mourir l'amour???
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
21 poèmes Liste
304 commentaires
Membre depuis
5 novembre 2002
Dernière connexion
3 novembre 2013
  Publié: 17 avr 2007 à 21:06 Citer     Aller en bas de page

J'aime beaucoup la chute! L'aspect historique est aussi bien rendu avec l'anecdote du pot de chambre!

  ***SunnySky***
Miralèle


Seule la flèche en plein vol est immobile
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
9 poèmes Liste
26 commentaires
Membre depuis
31 mars 2007
Dernière connexion
7 novembre 2007
  Publié: 24 avr 2007 à 16:59 Citer     Aller en bas de page

Poussinette en sucre
Merci pour cette façon que tu as de mettre un mot gentil à tous. Bel investissement en tant que membre du jury, si j'ai bien compris...
SunnySky
Et oui, mon côté populo se mêle toujours de ce qui ne le regarde pas quand j'essaye de faire la poët poët. Alors, je cavale pour être au bourg et au moulin (pardon au château).

In Poésie
Beau? C'est vrai? Je n'aurais pas pensé que ce qualificatif puisse être utilisé pour rendre compte de l'effet de ce texte. Merci.

  Et vogue l'hirondelle
pyc


la nature est peinture, la vie est poésie...maison de Monet à Giverny.
   
Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
1004 poèmes Liste
16179 commentaires
Membre depuis
29 novembre 2004
Dernière connexion
4 juillet
  Publié: 1er mars 2012 à 08:59 Citer     Aller en bas de page

j'aime cette prose avec un début qui permet de mettre en avant l'époque où l'histoire se déroule, et une suite beaucoup plus centrée sur les personnages, mais nullement dénuée d’intérêt ! c'est une bonne chose que de savoir garder l'attention du lecteur sur une longue prose, bravo !
amicalement.
pyc.

 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 2475
Réponses: 3
Réponses uniques: 3
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0306] secondes.
 © 2000 - 2018 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.