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LPDP :: Poèmes collectifs :: Le Temps n'est rien - Part 2 - Feudash. Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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FeudB

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  Publié: 20 nov 2012 à 20:03
Modifié:  20 nov 2012 à 21:08 par Ashimati
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Le Temps n'est rien
Part 2


Cela fait longtemps que la maison de Gaétan de Fursac a perdu son austérité d’origine, divers travaux d’aménagement et d’embellissement qu’ont entrepris ses descendants en ont fait un superbe hôtel particulier bien différent de ce qui fut un endroit prospère à l’époque des croisades.
Le marchand de tissus a été retrouvé égorgé un matin, à l’orée d’un bois à quelque distance d’une taverne. Malgré cela, sa veuve tint la maison, aidée par le fils ainé qui a continué à vendre du tissu, il fonda à son tour une famille, perpétuant ainsi le nom. Le fils cadet était mort à la guerre, et la grande fille rentrée dans les ordres. Quant à l’adolescente, qui faisait la fierté de Gaétan de Fursac de son vivant, d’une beauté éblouissante, elle disparut l’année de ses 19 ans : Malgré les prières de sa sœur, l’argent de son frère pour la retrouver, tout resta vain, ou les langues restèrent muettes Personne ne crut à une fugue, mais comme on ne retrouva jamais son corps, le mystère resta entier et finit par tuer la mère de chagrin.


Paris - 17 Novembre 1612

2 ans que Henri IV a été assassiné, et jamais il n’aura vu l’achèvement des travaux qu’il avait commandités pour faire de la Place Royale (connue actuellement sous le nom de Place des Vosges) , un lieu où se déroulaient des cavalcades , tournois, jeux et parfois même des duels.

Mais point de jeux en cette froide soirée, où l’hiver s’installe petit à petit. Il a plu, le sol est boueux, et l’eau s’écoule tant bien que mal créant des ornières, véritables pièges à cette heure tardive de la nuit, et malgré la lune joufflue qui éclaire les lieux, vouloir traverser la place est tentative périlleuse.

Pourtant, une ombre encapuchonnée d’une étoffe flamboyante semble courir sans toucher terre, disparaissant sous le porche d’une maison cossue, tandis que dans l’ombre un homme agonise, la tête dans la boue.
Un nouveau meurtre vient accabler le quartier d’humeur paisible à l’ordinaire, et ce n’est pas le premier qui se déroule de cette manière. On retrouve de temps à autre le cadavre d’un homme ou d’une femme à la gorge percée de deux trous, toujours des personnes de rang noble, ou du moins de bonne notoriété, sans jamais savoir qui en est l’auteur, ce qui amplifie le phénomène de psychose et donne lieu à des discutions interminables dans toutes les couches de la société.
L’ancienne demeure de Gaétan de Fursac tient salon, tout ce qui compte dans l’aristocratie et la noblesse parisienne se presse pour être invité ici. On y joue aux cartes, aux dés et bien sûr au trictrac, on écoute de la musique et des poètes viennent y déclamer leurs vers, mais surtout on y papote, les cancans vont bon train à cette époque et les crimes sont à la une en ce moment.
On connaît peu de chose sur la maîtresse de maison, elle aurait, toujours d’après les commérages, vécu longtemps à l’étranger et serait revenue depuis peu place Royale, dans la maison ancestrale. C’est une femme d’une grande beauté à la chevelure rouge feu, toujours parfaitement apprêtée et qui fait tourner bien des têtes, couronnées ou pas. Même Richelieu ne semble pas indifférent lorsqu’il vient passer ses soirées chez elle.
Elle est très riche et ses salons sont toujours de grandes qualités, pourtant, on ne lui connaît point de galant, beaucoup s’y sont essayés, tous ont obtenus un refus et lorsque ses yeux verts clairs se foncent, mieux vaut ne pas insister .C’est une femme mystérieuse mais qui attire irrémédiablement le regard.
Mais ce qui attise tous les intérêts en cette année, c’est cette série de crimes qui endeuille Paris. Depuis fort longtemps déjà, ce genre de meurtres existe, on en retrouve dans les archives de la police remontant au douzième siècle et jamais personne n’a pu trouver le moindre indice .Cela peut s’arrêter durant quelques années, puis aussi soudainement réapparaître sans que personne n’élucide ces affaires. Alors les langues vont bon train et la superstition populaire ne fait qu’aggraver les frayeurs, on parle de bêtes venues du fond des âges, de loups gigantesques, mais surtout de monstres ailés. Cela fait froid dans le dos des belles dames qui se gaussent de leurs propres peurs, et pourtant, quelques fois la vérité est plus proche que l’on ne croit.



36 Quai des orfèvres – 2012

Depuis un mois, Victor Kergall et Lydia Gandolfe sont sur les dents. Ils ont 4 meurtres non élucidés sur les bras, et rien pas le moindre indice.
Lydia tend une feuille à Victor, qui vient de rentrer dans leur bureau.
« Salut Victor, tiens le Boss vient de nous envoyer un mot, on part pour Bordeaux. Apparemment ils ont le même dossier que nous, une série de meurtres similaires à ceux de Paris. Mission : Recouper nos informations pour trouver des indices, et savoir si c’est un seul et même coupable. »
« Voyage à durée indéterminée ma poule, chouette moi qui rêvais de vacances. Et on part ? »
« Ils nous attendent ce soir à Bordeaux, dit Lydia en pointant 2 billets d’avion tout frais. »
« Ok, on passe récupérer 3 bricoles et on file à Orly. »

L’attente de l’embarquement ainsi que le court vol leur aura fait un temps mort assez court, mais bienvenu pour grappiller quelques instants de ‘repos’.
Ils se connaissaient assez pour savoir l’un et l’autre que le silence leur était nécessaire parfois, même dans les situations tendues que leur fournissaient leurs jobs.
« Si l’eau n’est pas agitée, elle devient claire », le silence permettait aussi à leurs idées de se déposer au fond de leurs esprits autant pour souffler que pour les remettre en place.
Au central de Bordeaux, tout le monde est sur le pied de guerre, quatre corps d’un coup, blessures similaires au cou, deux hommes et deux femmes, à priori deux couples qui sortaient de l’opéra après une représentation de « Giselle ». Peut d’indices, un peu de salive au niveau des blessures, un cheveu long de couleurs roux et un plus court noir corbeau.
Le temps de faire une rapide connaissance de leurs homologues, on leur transmet le dossier pour faire des recoupements. La scientifique a fait du bon boulot et vite, le seul bémol ce sont les résultats, et surtout l’ADN. L’homme possède 46 chromosomes répartis en 23 paires, et là il y en a 24 soit 48 chromosomes, les tests ont été refait plusieurs fois, le résultat est toujours le même, incompréhensible.
Au niveau des cheveux, c’est pire et difficilement compréhensible pour un non initié.
Dolphy est plongée dans la lecture tout en suçant le bout de son stylo et lit à haute voix « La phaéomélanine qui est responsable de la couleur rousse ne contient pas un nombre d’allèles normaux et pour le cheveu brun, c’est idem. »
« Ça veut dire quoi tout ça ?
« Ben, heu…que le ou les meurtriers ne sont pas humains, mais ils n’ont pu faire aucun rapprochement avec un animal quelconque »
« Là, t’es juste en train de me dire que l’on cherche une espèce de monstre inconnu, venu des profondeurs de la terre pour nous faire chier, sois sérieuse Dolphy »
« Écoute, au 36 aussi, ils ont des résultats identiques, je ne sais pas plus que toi ce que l’on cherche, peut-être une nouvelle came qui modifie les organismes, j’en sais rien, il n’y a aucune explication logique pour l’instant »
« Il y a tellement de saloperies qui traînent sur le marché »
« Tout ce que l’on a, ce sont des ADN inconnus, plus exactement qui ne devraient pas exister, à partir de ça on imagine ce que l’on veut »
« Le jour où on met la main sur ce salopard, je te jure qu’il va ….. »
« Cool, on en est pas là, on a ce que nous voulions, visiblement c’est le même tueur, ou plutôt les mêmes, puisqu’il y a deux cheveux de couleur différentes. On passe la nuit ici et on rentre demain, ce soir c’est soirée détente, un petit resto nous fera du bien, allez viens vieux ronchon »


Paris – Novembre 1850

L’Europe à souffert, toujours et encore, à travers les années et les guerres successives un peu partout. La face du monde se transforme doucement en fonction des victoires et des défaites, de manière incessante.

Paris a un nouveau préfet depuis quelques temps, Georges Eugène Haussmann. Napoléon III l’a chargé de faire de Paris une ville à l’image de Londres, détruite 2 siècles auparavant par un terrible incendie et reconstruite. C’est ainsi que fleurirent moult immeubles ‘haussmanniens’, avenues bordées d’arbres, il fit également ériger la gare de l’Est et celle de Lyon. Paris va petit à petit devenir un haut lieu culturel, à l’élégance longtemps indétrônée.

Mais il est une maison qui ne bouge pas, plantée dans la végétation qui au fil des ans la cache un peu plus. Elle semble en dehors du monde, épargnée par le temps, au milieu de la place des Vosges. Du dehors, elle ressemble aux autres avec cependant un côté mystérieux. Pourtant elle est habitée, par une femme, et quelle femme… une chevelure rassemblant à elle seule tous les feux les plus rouges et les plus flamboyants qu’un automne saurait faire, et des yeux dans lesquels se mélangent tous les lacs connus aux reflets verts du plus clair au plus sombre.

Derrière ses rideaux, Clélie de Fursac sourit en regardant la place des Vosges qui s’enfonce dans la brume, comme toute la ville. Elle n’aime rien de plus que ces nuits cotonneuses, les rues couvertes d’un voile blanchâtre où chaque être vivant devient une ombre. Dans quelques heures, il fera totalement noir, elle attend cet instant avec délectation, il en va de sa vie et de son plaisir. Ainsi, c’est à peine si on voit sa silhouette vêtue d’une longue cape rouge sombre se faufiler dehors sans bruit. Elle connaît la ville aussi bien que son manoir, laissant penser qu’elle la parcoure depuis des siècles, elle s’en fut donc, dans le brouillard, sans bruit, sans ombre, sans peur.

Elle n’aurait pas de mal à conquérir cet homme cette nuit. Elle savait déjà ce qu'elle voulait, ce serait facile, elle avait repoussé ses avances quelques jours plus tôt quand il était venu solliciter un entretien pour un travail d’écriture sur l’histoire de sa famille. Ensuite, c’est elle qui l’avait recontacté, s’étant ravisée, elle sentait qu’ensemble ils pourraient écrire l’histoire. Elle savait qu’il serait prêt à tout, et elle savait qu’il lui offrirait ce qu’elle voulait.
Elle savourait déjà cet instant où il serait comme un insecte prisonnier d’une toile d’araignée, immobile, prêt à se donner corps et âme.
-En se rendant à son rendez-vous, elle se souvient de cette phrase que lui avait dit son souverain « Seuls les élus vivent », lui qui est toujours là, dans l’ombre, ici et ailleurs, veillant sur ses disciples, lui son mentor, lui qui lui a tout appris, lui, lui, lui……..
Elle chemine tranquillement, ses pieds effleurant à peine le sol, comme si elle flottait, ce soir est un grand soir, elle s’est faite divinement belle, raffinée en tout point. Ce soir, elle va donner la vie, Combien de fois a-t-elle enfanté de la sorte, elle ne s’en souvient guère. Voilà plus de six cent ans qu’elle a succombé au charme du maître et qu’elle a continué son œuvre, traversant les siècles, semant la mort pour survivre et donnant naissance à une autre race, celle des élus qui comme elle, peuplent la terre. Leur nombre s’est accru rapidement, ils seront bientôt prêts, mais cette nuit est différente, elle ressent des sensations inhabituelles en pensant à l’homme qui l’attend, voilà bien longtemps qu’elle n’est pas tombée amoureuse.
Les rues de Paris sont un véritable chantier de pavés et de boue : la réhabilitation des quartiers, l’approvisionnement des immeubles en eau et en gaz, les travaux sur les égouts ont transformé la capitale en un gigantesque marécage où il est parfois difficile de marcher. Clélie de Fursac, les sens aux aguets, se dirige vers la rue des Francs-Bourgeois, rue où les métiers des tisserands ont résonné pendant des décennies. Elle a en point de mire un immeuble cossu et moderne pour l’époque. Elle ferme les yeux pour mieux humer l’air frais qui lui remplit les poumons se délectant par avance de la gâterie qui se profile à la cadence de ses pas.
Les yeux toujours clos, elle s’arrête devant le numéro trente et un, elle sent, elle le sent, là si vivant, si proche d’elle.
Elle pousse la porte donnant sur la rue, et arrive dans une cour sombre timidement éclairée par les lumières des appartements bourgeois. Elle monte l’escalier en bois sans bruit comme si elle volait, et arrive sur le palier du 3me étage desservant 2 portes, dont l’une est entr’ouverte. C’est là.


A suivre...


FeudAsh
Novembre 2012

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
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