Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 222
Invisible : 0
Total : 223
Équipe de gestion
· Catwoman
13167 membres inscrits

Montréal: 1er juin 01:51:34
Paris: 1er juin 07:51:34
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Poèmes collectifs :: La dernière heure - Chapitre 14 - Feudash Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Ashimati

Statut: Hors ligne
Envoyez un message instantané à ce poète.
Statistiques de l'utilisateur
329 poèmes Liste
7272 commentaires
Membre depuis
3 août 2008
Dernière connexion
31 mai
  Publié: 21 juin 2012 à 11:06
Modifié:  21 juin 2012 à 13:21 par FeudB
Citer     Aller en bas de page

Chapitre 14



La villa, la rue, disparaissent dans la nuit qui s’est installée depuis un moment maintenant. La circulation est légère encore, et les deux autos se suivent pour s’échapper de la ville, en direction de l’autoroute vers les Pays Bas.
1400 km environ, avec quelques arrêts, et si rien ne venait troubler le voyage, ils en auraient quand même pour quelques temps.
Les garçons conduisent pour l’instant, et tandis que Talia s’est délestée de ses armes, en même temps qu’elle enlevait son blouson qu’elle posa sur les sièges arrières.

Andréa, dans l’autre voiture, a connecté un instant son Iphone sur le système de surveillance de la maison, sous le regard amusé d’Aslan.
_ Tu es vraiment infernale toi, jamais tu ne t’arrêtes. On vient juste de partir !
_ Je sais Aslan, mais ce qui était un passe temps petite, est vite devenu une passion et même une drogue. En général c’est simple d’aller trifouiller dans les ordinateurs et les programmes, et puis il y a toujours une faille, et je crois que c’est le plus plaisant, trouver la faille du programme, et s’infiltrer. Tu sais une fois le système craqué, bien souvent tu pars sur autre chose pour voir si tu vas arriver à rentrer dedans.
Aslan détourna un instant les yeux de la route pour regarder la jeune fille d’un air amusé. Pas vraiment féru d’informatique, elle lui parlait d’un monde qu’il ne connaissait pas, et il avait une sorte d’admiration pour cette gamine, qui pouvait, en quelques clics mettre toute une organisation par terre.

Les kilomètres défilaient tranquillement, l’odeur du cuir de la sellerie avait remplacé celle de la végétation du sud, cuite par le soleil et de l’air marin, le doux ronronnement des moteurs rythmait les minutes, et le paysage changeant défilait sur les bords de l’autoroute.

La route avait émoussé les organismes et la vue du panneau Zandvoort arracha un soupir d’aise aux quatre membres de l’équipe. La petite maison était cachée au fond d’un quartier plutôt chic, dans l’impasse Achterom à deux pas du Burgemeerster Engelbertsstraat, une des artères principales nous offrant une fuite rapide en cas de problème.
Contactés par Andréa durant le trajet, Laëla et Léo nous attendaient dans la petite cour attenant à la villa dans laquelle, les deux voitures pouvaient passer inaperçues.
Trois jours sans eux, nous avait paru une éternité et le groupe était ravi de se retrouver.
L’intérieur était coquet et sans fioriture, une villa de vacances en fait, sans vraie personnalité, mais avec tout le confort ; de toute façon, le séjour allait et devait être court pour notre sécurité.
Après un rapide briefing de Laëla et de Léo sur leur découverte, il fut décidé de pratiquer une surveillance continue du Blue Pepper. Une intervention dans le quartier étant impossible à cause de la fréquentation, la décision fut prise qu’il fallait intervenir soit sur le chemin du retour, soit directement là où résidait Marina Van de Zedde. Les gardes du corps ne poseraient pas de problème, de toute façon, ils étaient déjà condamnés. Il faudra juste trouver le bon moment et être rapide.

Pour se faire une idée de la situation, Talia et Liam décidèrent d’aller à la pêche aux informations, une façon de laisser les autres prendre un peu de repos et aussi une manière discrète de s’évader un peu tous les deux.
Il se passait entre eux quelque chose de surréaliste, une envie irrépressible l’un de l’autre et en même temps une sorte de frein, ou de pudeur qui les empêchaient de se laisser aller complètement. Mais au fil des jours, il devenait évident qu’ils étaient faits l’un pour l’autre, et leur passé aussi trouble, sombre ne faisait que les rapprocher. Un seul regard et ils se comprenaient.
Ils prirent tranquillement la route d’Amsterdam, savourant encore quelques moments de plénitude avant de retomber dans la violence. Talia conduisait et le plus naturellement du monde, la main de Liam vint se poser sur sa cuisse, sans aucune ambiguïté, juste le contact rassurant de la peau de l’autre. Le GPS indiquait précisément la route et Liam se laissa aller à un petit sommeil réparateur, lui qui venait de faire 1400 km derrière le volant.
Après avoir laissé la voiture dans une rue adjacente au Blue Pepper, ils se fondirent dans la foule disparate du quartier de Leidseplein, en jouant les touristes, mais Leidseplein est aussi une des places les plus fréquentées d’Amsterdam. C’est une succession de bars, de clubs, de restaurants drainant une multitude de personnes cherchant à s’amuser. Il serait donc effectivement impossible d’agir ici comme le disaient Léo et Laëla, par contre pour planquer c’est le paradis.
Un bar avec une terrasse immense, quasiment pleine, leur offre un point de vue imprenable sur la cible et par la même occasion un moment de détente que ni l’un ni l’autre ne dédaigne.
Confortablement installés devant deux bières, c’est Talia qui rompt le silence : « tu vois l’avenir, toi ? »
« Je crois que nous n’avons jamais eu d’avenir, nous vivons au jour le jour, dans un monde parallèle que la quasi-totalité des gens ignorent. Il n’y a rien de bon pour nous ici »
« Moi, je n’ai pas cherché la violence, je suis née avec. Dans mon pays on est toujours en guerre et que tu sois fille ou garçon, la première chose que l’on t’apprend, c’est à te servir d’une arme. Il y a tellement de détresse et de désespoir que forcément tu prends pour argent comptant tout ce que l’on te dit et finalement , tu ne vaux pas mieux que les autres »
« Tu regrettes ce que tu es ? »
« J’aime ce que je fais, sans doute parce que je ne connais rien d’autre, mais tu vois, là, à cette terrasse, je regarde les gens passer, ils ont l’air heureux de vivre, sans savoir si demain, ils seront toujours vivants »

« Quand tout sera terminé, et si on s’en sort, je t’emmènerais Talia, sur une île que je connais dans les Grenadines. Loin de tout ce merdier, si tu veux bien de moi »

La main de Talia allât à la rencontre de celle de Liam et leurs doigts se croisèrent, les mots devenaient inutiles, chacun se laissant aller à des rêves quasi impossibles.

Talia ne connaissait pas ces Iles dont Liam lui parlait, mais elle savait qu’elle le suivrait là bas ou ailleurs. Leurs destins s’étaient liés pour tuer sur commande, mais même s’ils avaient une confiance innée et sans limite l’un dans l’autre, chaque balle percutée n’était qu’un sursis, ils le savaient tous les deux. Ils devaient finir cette mission du diable Robespierre, balancer leurs armes et, ainsi affranchis, partir sans regarder derrière eux.
Aucun des deux ne put dire combien de temps ils restèrent ainsi, complètement ailleurs, hors du bruit de la nuit agitée, loin de tout ce grouillement de gens qui déambulait sous leurs yeux. Leurs mains enlacées étaient devenues cette île

Ils furent tirés de leurs rêveries par les éclats de voix et des rires de joyeux lurons qui passaient devant eux, passablement bien éméchés ; le brouhaha les ramena à leur réalité de l’instant.
Il était environ l’heure à laquelle, le premier soir, Leila et Leo avaient vu leur cible rentrer dans le restaurant. Ils devaient être vigilants.
«Ca te dit de manger ici, en terrasse ? proposa Liam, il fait doux, et je n’ai pas envie de m’enfermer dans une salle de restaurant, et si Marina va manger au Blue Pepper, ce sera plus facile et plus discret de décoller d’ici pour la filer, que de sortir derrière elle du restaurant.
_ Oui, dit Talia en souriant, on est bien ici, et aux premières loges pour….. Elle s’arrêta au milieu de sa phrase, car d’une grosse berline noire, arrêtée devant le restaurant sortait Marina qui disparu aussitôt dans l’encadrement de la porte du Blue Pepper ; tandis que la voiture repartait.
_ Elle va nous donner du fil à retordre » souffla Liam, La voiture va revenir la chercher, mais on ne va rien pouvoir faire ce soir, peut-être essayer de la suivre. Elle semble imprévisible, un coup elle arrive à pieds, une autre fois en voiture…Il faut qu’on soit tous les 6 disséminés alentours afin de pouvoir réagir en fonction d’elle, pour la prendre en filature ».
Ils prirent le temps de dîner, en parlant des actions à mener dès le lendemain. Talia sentait que Liam n’avait pas envie que cette mission s’éternise ici, et surtout en Angleterre, là où ils devaient remettre l’otage.
La berline revint effectivement stationner une heure plus tard devant le Blue Pepper, et il ne fallut que quelques secondes à Marina pour s’engouffrer à l’arrière sitôt sortie. La voiture redémarra en silence, et disparu.
Liam finissait de noter le numéro de la plaque tout en pianotant sur le clavier de son portable : « Andréa, est-ce que tu peux tracer un véhicule, je te donne le numéro d’immatriculation 87 QZR 1 ? »
« Si c’est une voiture récente, c’est sans problème, je te dis ça dans deux minutes, je te rappelle »
« C’est ok, je trace la voiture, elle se dirige vers la banlieue sud ouest, en direction de Badhoevedorp »
« Ok ne la perd pas, on va la suivre à distance, indique-moi la route »
Liam conduisait sur les indications d’Andréa dans le dédale des petites rues de banlieue.
« La voiture vient de s’arrêter sur Groenezoom, tu es à deux kilomètres d’elle, il y a comme un petit lac, une sorte de parc très vert, encore cinq cent mètres, tout droit et vous y êtes »
« Ok, on est sur l’avenue, je ne vois rien »
« Ca ne bouge plus, la voiture est à l’arrêt, au n°37, j’ai plus de signal»
« On va faire le tour du quartier »
« Badhoevedorp, c’est la banlieue un peu chic d’Amsterdam, quartier calme et villas cossues »
« Mouais, on voit ça, bon on va passer devant la villa, je te rappelle plus tard »
/...









 
Page : [1] :: Répondre

 

 



Répondre
Version imprimable
Avertissement par courriel
Autres poèmes de cet auteur
Share
Cocher cette section lue
Cocher toutes les sections lues
Visites: 1140
Réponses: 0
Réponses uniques: 0
Listes: 0 - Voir

Page : [1]

Les membres qui ont aimé ce poème ont aussi aimé les poèmes suivants :



Nous n'avons pas assez de données pour vous afficher des recommandations. Aidez-nous en assignant une cote d'appréciation aux poèmes que vous consultez.

 

 
Cette page a été générée en [0,0341] secondes.
 © 2000 - 2020 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.