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Ashimati

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  Publié: 22 sept 2011 à 14:05
Modifié:  22 sept 2011 à 14:31 par Ashimati
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La glose

est un poème qui parodie un autre poème très connu à raison d'un vers parodié par strophe. Elle fut introduite en France avec Anne d’Autriche et les Espagnols. Elle ne s’est jamais bien acclimatée chez nous.

Il n’y en a guère qu’une qui soit bien connue, celle de Sarrazin sur le Sonnet de Job de Benserade, qui donna lieu à la querelle littéraire des Jobelins et des Uranistes en 1648. Dans la société française du XVIIe siècle, le moindre incident était l’occasion de querelles littéraires, ou, comme on disait, de cabales.
Celle des Jobelins et des Uranistes (ou Uraniens ou encore Uranins) est l’une des plus fameuses par le bruit qu’elle fit et par ce qu’elle mit d’humeur poétique en mouvement.
Elle eut pour sujet deux sonnets entre lesquels se partagèrent la ville et la cour. L’un était le sonnet d’Uranie, par Voiture et l’autre le sonnet de Job, par Benserade. Les partis prirent leur nom de l’œuvre qui avait leur préférence.

La glose est en strophe de 4 vers et en contient autant qu’il y a de vers dans le poème glosé. Chacun de ces vers constitue, à son rang, le 4ème vers de chacune des strophes de la glose.

Chaque vers composant la première strophe est la conclusion de la strophe suivante, et ainsi de suite.
Les rimes sont croisées (ABAB) et sans alternance masculine/féminine pour passer au quatrain suivant
La glose est un long poème : 4 x 14 = 56 vers. Ajoutés aux 14 vers du sonnet, cela donne une pièce poétique de 70 vers au total.

Les strophes de la glose peuvent être des quatrains, des quintils, des sizains...etc.

Attention, plus le texte parodié est long, plus la glose est longue. Il est donc préférable de gloser sur des textes courts.
On peut également gloser ses propres textes sans parodier forcément ou composer soi-même les vers sur lesquels gloser.

En espagnol, le mot Glosa désigne une forme poétique savante en vers octosyllabiques : un quatrain est repris à la fin de chacune des strophes suivantes de dix vers (décimas), chaque strophe se présentant comme un commentaire du quatrain précédent. Cette forme poétique a été définie par V. Martinez Espinel (Diversas rimas, 1591).

Sonnet de Job

Job de mille tourments atteint
Vous rendra sa douleur connue,
Et raisonnablement il craint
Que vous n’en soyez point émue.

Vous verrez sa misère nue ;
II s’est lui-même ici dépeint :
Accoutumez-vous à la vue
D’un homme qui souffre et se plaint.

Bien qu’il eût d’extrêmes souffrances,
On voit aller des patiences
Plus loin que la sienne n’alla.

Il souffrit des maux incroyables,
II s’en plaignit, il en parla,...
J’en connais de plus misérables.

Isaac de Benserade

Glose à M. Esprit sur le Sonnet de M. Benserade par Sarrasin

Monsieur Esprit, de l'Oratoire,
Vous agissez en homme saint,
De couronner avecque gloire
Job de mille tourmens atteint.

L'ombre de Voiture en fait bruit,
En s'étant enfin résoluë
De vous aller voir cette nuit,
Vous rendra sa douleur connuë.

C'est une assez fâcheuse vûë,
La nuit qu'une Ombre qui se plaint.
Vôtre esprit craint cette venuë,
Et raisonnablement il craint.

Pour l'appaiser, d'un ton fort doux
Dites, j'ay fait une bévûë,
Et je vous conjure à genoux
Que vous n'en soyez point émûë.

Mettez, mettez votre bonnet,
Répondra l'Ombre, & sans berluë
Examinez ce beau Sonnet,
Vous verrez sa misère nuë.

Diriez-vous, voyant Job malade,
Et Benserade en son beau teint,
Ces Vers sont faits pour Benserade,
Il s'est lui-même icy dépeint.

Quoy, vous tremblez, Monsieur Esprit ?
Avez-vous peur que je vous tuë ?
De Voiture, qui vous chérit,
Accoûtumez-vous à la vûë.

Qu'ay-je dit qui vous peut surprendre,
Et faire pâlir vôtre teint ?
Et que deviez-vous attendre
D'un homme qui souffre & se plaint ?

Un Auteur qui dans son Ecrit,
Comme moy reçoit une offense,
Souffre plus que Job ne souffrit,
Bien qu'il eût d'extrêmes souffrances.

Avec mes Vers une autrefois
Ne mettez plus dans vos Balances
Des Vers, où sur des Palefrois
On voit aller des patiences.

L'Herty, le Roy des gens qu'on lie,
En son temps auroit dit cela.
Ne poussez pas vôtre folie
Plus loin que la sienne n'alla.

Alors l'Ombre vous quittera
Pour aller voir tous vos semblables,
Et puis chaque Job vous dira
S'il souffrit des maux incroyables.

Mais à propos, hier au Parnasse
Des Sonnets Phoebus se mêla,
Et l'on dit que de bonne grace
Il s'en plaignit, il en parla.

J'aime les Vers des Uranins,
Dit-il, mais je me donne aux Diables,
Si pour les Vers des Jobelins
J'en connois de plus misérables.


Source :

Wikipedia

Les accents poétiques

 
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