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LPDP :: Poèmes collectifs :: La dernière heure - Chapitre 11 - Feudash Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Ashimati

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  Publié: 30 août 2011 à 07:59
Modifié:  30 août 2011 à 15:57 par FeudB
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Chapitre 11


Menton, à cheval sur la frontière Franco/italienne ne pouvait être que le refuge de ce vieux rat.
« Les jardins du port », célèbre restaurant de fruits de mer et crustacés, n’est que la face visible de cet iceberg aux couleurs sombres.

Il est pratiquement vingt et une heures, lorsque Talia et moi franchissons la porte de l’établissement. Un cadre magnifique, une terrasse pleine mer, un personnel très stylé, mais aussi une table dans un coin, avec trois types un peu trop musclés portant des vestes trop déformées à certains endroits.
Pendant qu’ils nous dévisagent et ignorant le maitre d’hôtel, nous nous dirigeons vers eux. Ils bougent imperceptiblement, mais suffisamment pour voir qu’ils sont sur leur garde.
Restant à distance normale, je m’adresse à eux en faisant un signe de tête en direction d’une porte : « Dites-lui que Liam Abhamon veux lui parler».
L’un deux se lève, sans un mot, franchit la porte et revient quelques instants plus tard.
« Calibre ! »
« Suis pas armé »
« La dame aussi, sac à main s’il vous plaît »
Rien que le poids du sac est révélateur « Un Sig, très joli, je vous le rendrais… si vous repartez »
« T’inquiète mon beau, je vais revenir le chercher »

La porte s’ouvre sur un « Putain d’enculé » tonitruant.
Rafal « Zig »Zeggers a toujours une grande gueule, malgré la balafre de la joue droite qui part du front jusqu’à l’oreille, petit souvenir que je lui ai laissé en Sierra Leone, lors de notre dernier entretien.
« T’as des couilles de venir ici, elle aussi d'ailleurs, mais tu as intérêt d’avoir une bonne raison. »
« Comment ça va Zig ? T’as grossi, il me semble, si t’évites toujours les balles, la bouffe te tuera»
« T’es venu, juste pour me raconter des conneries ? »
« Non, j’ai besoin de toi »
« Tu manques pas d’air, après ce que tu m’as fait »
« T’as essayé de m’arnaquer sur la dernière transaction, je n’ai pas aimé »
« C’était du business, rien que du business, messieurs je vous présente celui à qui je dois cette superbe décoration » dit-il en frôlant sa balafre
« Que veux-tu ? »
Je souris en regardant les deux AAT-52 croisées derrière son bureau, vieux souvenirs de la Rhodésie, paradis des mercenaires.
Son regard a suivi le mien
« Vu ce que trimballe ta copine, je suppose que tu ne veux pas de petits joujoux »
« Exact, on a besoin de matos très particulier et vite, très vite. Tu seras très bien payé, mais avant d’aller plus loin, autant jouer cartes sur table. Si tu me fais une entourloupe, cette fois je te tue – Soit on ressort et cette conversation n’a jamais eu lieu, soit on fait affaire »
« Pourquoi je ferai des affaires avec toi? »
« Parce que tu es le meilleur dans ce domaine et que tu aimes le fric, elles doivent te coûter chère tes petites camarades de jeux, alors ? »
« Va te faire foutre, ok, t’as ma parole – tu peux parler ouvertement devant eux, ils sont de confiance et ils s’y connaissent, d’ailleurs, tu connais Palomino»
Oui je le connais, un vieil affreux de la grande époque, un peu plus défraîchi, mais l’œil toujours vif.
« Salut Palo »
« Salut Liam »
« Bon, je t’écoute »
« Il nous faut des armes de poing de gros calibre, fusils d’assauts, explosifs et grenades »
« Putain, tu veux renverser le gouvernement de ce pays, ou quoi ? »
« Pas de question, tu peux ? »
Le sourire qui barre son visage est déjà une réponse à lui seul
« Oui, je peux, à part les explosifs, il me faut deux ou trois jours, j’ai tout ce que tu veux et pour te prouver ma bonne foi, je vais même te faire un cadeau.
Quand tu t’es barré, après notre bagarre, t’as laissé ça traîner, je me suis dit qu’un jour, je t'exploserais la gueule avec, mais bon…je te les rends»
Et Rafal « Zig »Zeggers me tend mes deux Desert Eagle 50 Action Express, dans leur holster.
« Fais gaffe, ils sont chargés – Pierrot rends son arme à … ?»
« Talia »
« Ravi Talia, drôle de jouet pour une si belle femme »
« Il y a tellement de malveillants qui courent les rues »
« Vous avez raison belle Talia - Tu prends livraison quand Liam ? »
« Demain, si tu peux »
« Ok, allons manger »

Le repas fut absolument parfait, un moment de détente autour d’un somptueux plateau de fruits de mer, il y avait longtemps.
Tous les clients sont partis, nous sommes seuls sur la terrasse, et Zig fait passer une boite de cigares cubains, très noirs et très odorants, même Talia se laisse aller.
« Il nous faut des armes clean, pas des trucs ayant servis dans des meurtres ou des braquages »
« Cool, Liam, j’ai une filière sûre, provenance direct d’usine, là-dessus tu peux me faire confiance, et c’est Palo qui s’occupe de ce genre de détails et tu sais qu’il est fiable. Il te faut quoi exactement ? »
« Une douzaine de calibres, plutôt des Sig ou des Glock, des pistolets mitrailleurs courts et facilement dissimulables, genre HK MP5K et… »
C’est le moment que choisi Talia pour souffler la fumée de son cigare droit sur Zig.
« Et pour moi, vous pourriez me trouver deux mini-Uzi avec un double holster, mon cher Zig ? »
« Que ne ferais-je pour vous, ma toute belle »
« Merci »
Talia se lève pour se diriger vers les toilettes, mais sa démarche dénote une attention particulière sous une calme apparence.
« Dangereuse ta copine, très dangereuse, les gonzesses qui se trimballent avec un Sig, ça court pas les rues, et son regard est insondable, j’aime pas – Tu la sautes ? »
« La touche pas, ok, tu serais mort avant d’avoir touché terre »
« Yep, ce n’est pas mes oignons, j’ai pratiquement tout sous la main, pour les explosifs et les détonateurs, il me faut quarante-huit heures, je dois aller en Italie, et pour les jouets de la dame, idem. »
« Ça va, mais pas plus longtemps, je ne peux pas attendre, et tu veux combien ? »
« Mille euros par calibre, deux pour les PM et cinq mille pour les explosifs et les grenades – Les munitions c’est cadeau de la maison, ainsi que les armes de ta copine »
« C’est correct, je repasse dans deux jours, je compte sur toi »
Talia me rejoint et c’est le moment que nous choisissons pour partir. A peine assis dans la voiture elle me tend ses lèvres que je lèche doucement avant de venir jouer avec sa langue.
« T’as confiance en ce type »
« Un peu plus qu’avec un autre trafiquant, en réalité, ce n’est pas vraiment le fric qui l’éclate, c’est de vivre à côté de la loi, il a toujours fonctionné comme ça, c’est un puriste dans son genre »
« Mais Palomino, lui il est dangereux »
« C’est un tueur, un vrai, sans état d’âme, dévoué comme un chien à son maitre. Zig l’a récupéré en Rhodésie, après un mauvais coup, il était salement amoché, il l’a fait sortir du pays, l'a soigné et embarqué avec lui dans toutes ses affaires pourries. En cas d’embrouilles, c’est le type à ne pas lâcher des yeux.
Bon, on a deux jours pour tout préparer avant de récupérer le matos et filer en Hollande»
« Rentrons »
A cette heure tardive de la nuit, la route côtière nous offre un oasis de fraicheur et le calme de la splendeur des paysages provençaux. Talia semble être ailleurs, les yeux mi-clos, sa main effleure la mienne, posée sur le levier de vitesse.
« Descend sur cette plage »
Le ton est autoritaire avec un soupçon de mystère, j’arrête la voiture à une vingtaine de mètres de la mer, calme, scintillante sous les étoiles.
En quelques secondes, Talia est nue, courant vers l’eau « Viens »
Il est bon quelques fois de ne pas poser de questions, je la rejoins dans les vaguelettes qui viennent lécher notre peau. Elle s’accroche à mon cou d’un bras, prenant mon sexe de l’autre main, puis d’un seul geste, l’enfonce dans son ventre.
La cadence rythmée par le clapot nous amène rapidement au plaisir, sans un mot, sans un baiser, un rut animal, presque brutal.
Il est 2 heures du matin quand nous arrivons à la villa.
Le salon est éclairé, Léo est encore debout, un paquet de feuilles imprimées à la main.
« Je passe voir Léo, il a peut-être de nouveaux éléments »
« Alors c’est bon ? » me demande–t-il
« Oui nous aurons tout dans deux jours soit quarante-huit heures après votre départ» Je m’avance pour prendre la liasse qu’il me tend.
« Voilà ce qu’Andréa a trouvé en fouinant sur le « Blue Peper »
Mes yeux se portent sur la première page, la copie des statuts du restaurant. Propriétaire depuis 2 ans : Markus Zeegler, 49 ans, d’origine Allemande, avec un associé Henri-Jean Lachaume, 58 ans, Français.
Tout semble clean niveau restaurant, quoique, on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres. Les comptes bancaires de Zeegler sont bien fournis. Peut-être trop d’ailleurs, j’aimerai bien savoir d’où il sort tout ce fric.
« Zeegler, ça ne te dis rien ? » me demande Léo
« Non ça devrait ? »
« C’est Andrea qui a fait le rapprochement avec sa gouvernante, tu sais elle nous en a parlé, Cornélia Zeegler, peut-être est-ce une simple coïncidence, ou bien alors c’est vraiment plus tordu qu’on ne le pense. Elle regardera demain si elle peut trouver des informations qui se recoupent. Après tout, Zeegler en Allemagne ça peut être comme Martin chez nous, ou Smith en Angleterre… Un nom assez répandu pour qu’on n’ait pas à établir un lien entre la gouvernante et le propriétaire du restaurant. »
« Effectivement, j’aimerai autant qu’il n’y ait aucun rapport entre eux, sinon, on va être au cœur d’un sac de nœuds dont on n’est pas près de démêler un centimètre. Pour l’instant, d’ici, on est un peu bridés ; et puis, la cible c’est Marina .
On va laisser tomber pour ce soir. Demain, avant votre départ à Laëla et toi, on va s’occuper de la façon de sortir des Pays Bas, pour rejoindre l’Angleterre avec un ‘’colis’’ qui n’est pas forcément d’accord pour faire le voyage.
Dis-lui aussi de se renseigner sur ce Français Henri-Jean Lachaume»
« Ouais tu as raison, demain il fera jour. Aller, bonne nuit Liam. »
« A demain Léo»

Je me dirige vers la chambre. Ces nouvelles informations ne me disent rien qui vaille. Mais pour l’instant c’est encore flou pour savoir. Rester le plus possible hors d’atteinte de Robespierre, voilà ce qui me semble le plus urgent. Être joignable, mais pas localisable, jamais, si on veut garder une marge, même mince.
J’arrive dans la chambre, déserte, la baie vitrée est ouverte, et je vois Talia, qui fume devant la piscine.
« A quoi penses-tu »
« A nous » dit–elle « on avait aucune raison de se rencontrer un jour, mais voilà, nous sommes là, toi et moi, embarqués dans un truc, on ne sait pas ce que c’est, dangereux, au beau milieu d’un monde sans scrupules.»
« Tu avais le choix, toi ? »
« Pas vraiment, les palestiniens veulent me tuer suite à un truc, il fallait que je m’éloigne de toute façon, c’est aussi pour ça que le directeur du Mossad m’a envoyée ici »
« Ce truc, c’est cette balafre sur ta poitrine ? »
Je vois son regard vaciller quelques secondes avant que ces lèvres ne s’emparent de ma bouche.
« Un jour, tu sauras, un jour »
Il fait encore bon malgré l’heure, je laisse tranquillement l’ambiance me vider de mes questionnements des dernières minutes..
Enroulée dans une serviette de bain, Talia me regarde en silence, en se dirigeant vers le lit. Nous savons que l’instant n’est pas aux questions, pour lesquelles de toute façon personne n’a encore de réponses.
Je termine ma cigarette en pensant à l’escapade sur la plage - temps suspendu dans ce brouillard de monde qui gravite autour de nous - et puis Talia, quelquefois si détachée, et pourtant si fougueuse, Talia et ses silences, mais ça me va.
Je regagne la chambre, alors que le ciel commence à blanchir, je me glisse doucement dans les draps, Talia, la tête toujours enfouie dans son oreiller bouge légèrement, et je me colle contre elle pour respirer sa peau, avec juste l’envie que demain soit autre.
/...

 
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