Sous nos pas alanguis le tapis mordoré Que l'automne a tissé se délite et périt. La saison des esprits a tendu sur nos têtes Une grise couette essaimant son ennui.
L’opiniâtre tailleur son ouvrage accompli Me recouvre la vie d’un manteau de douleur : Cent bobines de pluie que ses doigts élancés Muent en cape glacée couleur mélancolie.
De ce drap prisonnier privé de ta chaleur Je moissonne mes pleurs. Pour une éternité ? Reverrais-je jamais seule étoile en ma vie Sous ce voile de nuit ta lumière briller ?
Tes peines ignorées par mon aveuglement, Un arbre de tourments en ton être a germé. L’amour s’est retiré de ton coeur souvent seul Ceint du même linceul que mon âme châtiée.
Vinie J'ai beaucoup travaillé les thématiques sur ce poème (l'automne et les tissus) sans doute plus que je ne l'ai fait par la suite.
Greenheart Triste comme peut l'être une séparation...
Ptitebulle Je me suis un peu compliqué l'existence pour ce premier poème (quelle idée ?). Par la suite j'ai parcouru quelques traités de prosodie pour identifier cette structure de rimes, mais je n'ai rien trouvé...
Marie-Jo Lorsque je l'ai écrit, la souffrance était particulièrement vive, omniprésente et palpable.
Merci à toutes pour votre lecture de mon premier véritable essai en poésie. Bises. Bertrand.
Je vis la même chose et ressens tous tes mots, tous tes maux. Avec le temps, avec le temps, tout s'en va, on oublie les passions, on oublie les voix... chantait Léo Ferré. Lis mon poème "Reste mon Ami".
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