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LPDP :: Poèmes collectifs :: Correspondance Mme de L. et Thierry D'ashimati (repost mod.) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

Page : [1] :: Répondre
Ashimati

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28 mai
  Publié: 4 sept 2010 à 13:16
Modifié:  1er sept 2014 à 08:46 par Ashimati
Citer     Aller en bas de page

Voici la totalité de la correspondance établie en novembre 2008 entre Mme de L. et Thierry d'Ashimati.
Publié avec l'aimable autorisation de Vénusia
Merci à toi pour ce doux souvenir.


Ah, Ma Dame, si vos yeux pouvaient voir comme je me languis de déposer à vos pieds dix mille baisers.
Depuis votre départ le ciel s’est obscurci et la grisaille a remplacé le bleu de votre regard. Les roses du jardin ont perdu leur rougeur et commencent à se dessécher, tant vos mains si douces leur manquent, comme elles me manquent également.
Je n’ose espérer votre retour si loin et si proche en même temps. Cet espace interminable qui me ronge les entrailles, me montre à quel point, votre présence m’est indispensable.
Je jure sur les Dieux, qu’aucune autre femme n’a croisé mon regard, que je réserve à votre beauté.
Revenez, Ma Dame, que vos mains sur mon corps, me murmurent encore des mots qui n’existent pas. Indéfinissable moment de quiétude, que tout l’or du monde, ne saurait acquérir.
Je sais combien votre attachement est grand et pour moi, vous conjuguerez le verbe aimer au présent et au futur, mais jamais au passé.
Ça y est.
Je vous vois chevauchant la licorne blanche qui enfin vous ramène à moi et pour cela, je vous offrirai les yeux du monde.

Votre serviteur
Thierry D'Ashimati

----------------------------------------------------------------
Monsieur,

Votre billet a ému, mon être de manière fort agréable.
Et me voit rougissante de tant de compliments.
Mon départ, que je qualifierai de rapide et d’imprévu, m’a éloignée effectivement de vos regards et vous me voyez contrite d’avoir été la cause de la grisaille de votre ciel.
Vous me dites que les roses sont fanées en votre jardin ? Pauvres fleurs, comme je m’en veux de les avoir délaissées de la sorte ainsi que vous mon doux ami.
Je reviens bientôt céans, vous murmurer des mots inconnus, vous prodiguer la caresse de mes mains aimantes, afin de faire refleurir
sur vos lèvres ce sourire que j’aime tant.
Nous partagerons ensemble des moments d'inoubliables complicités.
A défaut de licorne, que je ne puis trouver en cette saison avancée de l’automne, me permettez vous mon doux ami, de prendre tout benoîtement la diligence, qui au trot de ses chevaux de relais, saura vite me ramener vers vos bras.
Votre amie et servante
Madame de L
----------------------------------------------------------------
Ma douce amie

Permettez-moi d’employer ce ton quelque peu cavalier, pour vous dire, combien mon cœur s’est ému, lorsque votre messager m’a remis votre missive.
Vous savoir sur le chemin du retour, me remplit de joie et d’effroi, avec tous ces malandrins qui jalonnent votre parcours. Je ne suis point serein et mon épée inutile ne saurait vous défendre. Je vais de ce pas faire sceller mon coursier, pour me rendre à votre rencontre.
Je vous retrouverai demain soir à l’auberge du Chêne d’or, ou à votre intention, je ferai préparer un bain chaud et une chambre.
Me permettrez-vous de garder votre porte, afin que nul ne dérange votre tête-à-tête avec Dame Morphée ?
Au travers de votre merveilleux visage qui hante mes nuits et mes jours, je perçois les doux frous-frous de la soierie de vos robes, que mes mains oseront toucher, si vous m’en donnez votre assentiment.
Au risque de vous faire rougir, Madame, sachez ce mot que je n’ose prononcer.

Votre serviteur
Thierry D'Ashimati

----------------------------------------------------------------
Monseigneur,

Serais-je, mon dieu, la cause de l’émoi de ce cœur si brave ?
Je vous reconnais bien là, mon preux chevalier, toujours prompt à voler au secours
De l’infortunée, de celle par le péril menacée.
Ne prenez pas cette peine, mon doux ami, de vous fatiguer à chevaucher à travers champs par cette saison si froide !
Mes gens sont de très dévoués personnes et voyagent avec moi en escorte
Quel ennui que je ne puisse être présente à un si galant rendez vous ! Ce fut avec bonheur que je vous y aurais retrouvé !
Avec quelle joie immense que je vous eusse laissé veiller sur ma vertu,
Pendant mon aparté avec Dame Morphée, mon amie fidèle.
Mon front s’empourpre de délicatesse et de pruderie de savoir votre désir de vouloir toucher ainsi mes atours que je mis pour vous séduire mon Doux Seigneur.
Soyez assuré Monsieur que j’accéderai avec une joie sans borne, à ce vœu, si chaste et si pur, de laisser vos mains s’enfoncer délicatement dans les soieries douces de mes froufrous ! Je me réjouis de pouvoir vous donner cette satisfaction, somme toute innocente.
Doux seigneur, ce mot que vous n’osez prononcer de peur de me faire rougir, serait- il le même qui me brûle les lèvres ?
Un tourment envahit mon âme !
Croyez, monsieur, en ma hâte de vous rejoindre, prochainement !

Votre servante Madame de L

----------------------------------------------------------------
Ma douce amie

Ventre-saint-gris, pardonnez-moi ce juron si familier de notre feu roi Henry, mais aucune montagne si haute soit-elle, aucun océan si grand soit-il, ne m’empêcheront d’être à vos côtés ce soir.
Ce n’est point que je manquasse de confiance dans votre équipage, mais mes mains tremblent d’impatience de tenir les vôtres, porcelaine délicate si blanche et si fine. Je chevauche depuis hier, mon coursier sachant que je vais vous rejoindre, ne ménage, ni sa peine, ni sa cadence.
De grâce, Madame, laissez-moi vous rejoindre, afin que de ces enlacements vains et ces désirs sans nombres, mon ombre se fondent à jamais en votre ombre.

Votre serviteur
Thierry D'Ashimati

----------------------------------------------------------------
Mon doux seigneur,
Votre missive a fait battre mon cœur, délicieusement !
Elle est porteuse de tant d’ardeur et de courage, mais je ne puis m’empêcher de
trembler à la pensée des dangers que vous puissiez trouver sur votre chemin.
Cette attente est tellement douce à mes sens, que ceux-ci sont en émoi, et que je vous espère avec une impatience que je ne puis plus contenir.
Mon Seigneur, je serai sur le chemin à vous attendre le cœur battant à chaque bruit de pas d’un cheval s’avançant, au devant de moi.
Venez, que vos désirs et les miens ne fassent plus qu’un seul et unique enlacement et que nos ombres se fondent en une seule.
Je rougis, Monsieur, en vous écrivant ces mots.
Ma pudeur me retient de chevaucher,
Au devant de vous, mais il sied mal à une dame de ma condition, de parcourir les routes, en amazone, jupons par-dessus tête !
Ha que j’eusse aimé n’être qu’une simple femme et courir vous rejoindre.
Mon doux seigneur, je vous attends, le cœur heureux, et balbutiant des mots si tendres À votre encontre !
Venez vite !

Votre servante Madame de L
----------------------------------------------------------------
Ma douce amie

Je devine derrière le rideau, votre ombre qui se meut.
Ma chevauchée m’a parut courte, tant le désir de vous retrouver est grand.
Ce soir, Ma dame, loin des convenances, dans la tiédeur de votre couche, je vous ferai devenir une simple femme.
Je me noierai dans l’océan de vos dentelles et les mers de vos soieries.
Je butinerai chaque once de votre peau afin d’y récolter votre ambroisie, que les Dieux me jalouseront.
Non, ne rougissez pas Ma Mie, le feu qui me dévore ne pourra s’éteindre que sous la douceur de vos mains.
Je me nourris de votre amour et mon empressement à vous rejoindre, m’en fait oublier nos conditions.
Dussé-je être roué en place publique, ce soir vous serez mienne.
Pour vous je ne vis et mourrai, si le ciel l’entend ainsi.
Je suis là, Ma Dame, à votre porte que je n’ose pousser, tant mon être est fébrile.
A vous pour l’éternité

Votre serviteur
Thierry D'Ashimati

----------------------------------------------------------------
Mon doux seigneur, de mon alcôve je peux voir votre silhouette marchant
De long en large.
Je me suis assise devant mon écritoire afin de vous adresser cette dernière missive,
Que je jetterai par ma fenêtre et que vous lirez a la faveur de la lune.
Vos suppliques ont éveillé un doux émoi, et lâché la bride aux démons qui sommeillaient en moi.
Que vos douces mains se perdent dans mes dessous et me dévêtissent afin que je vous apparaisse dans la nudité de Vénus.
Je caresserai votre corps et je vous murmurerai des mots débridés et doux.
Enfin dans vos bras puissants vous me porterez jusqu’à ma couche où vous me ferez devenir femme et où je serai vôtre.
Ma hâte de vous recevoir n’a d’égal que la vôtre et le feu qui vous dévore, brûlera bientôt nos deux êtres, en un brasier de joie et d’amour.
Venez Mon doux et tendre seigneur je suis impatiente de vous ouvrir cette porte,
Dernier rempart entre votre fougue et ma pudeur.

Désormais je suis vôtre pour la nuit des temps.
Madame de L


 
Narcissange


emia t ej tnat seniev sem snad sap semusnoc et en ut ùo ruoj nu sap tse n lI
   
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18 septembre 2016
  Publié: 4 sept 2010 à 15:00 Citer     Aller en bas de page

j'aime beaucoup l'épistolaire... je suis époustouflée par la qualité de votre verve riche de sensibilité tout en pudeur tout en subtilité... c'est fort!!!! je me suis rappelée toute l'innocence de Cécile de Volanges et le romantisme du chevalier Danceny... merci d'avoir publié ce texte de qualité...

amicalement

Ma

  ma971
FeudB

Correctrice

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25 mai
  Publié: 5 sept 2010 à 11:37 Citer     Aller en bas de page

Un preux chevalier, une gente dame, des courriers enflammés, des chevaux ... Quelle épopée !
Fichtre, tout ceci est bien mené, et donnerait presque regret d'etre nés quelques siècles trop tard...
J'aime beaucoup ! Bravo et merci à tous les deux.
Bisous

  le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages
ladysatin


Ma plume est une brodeuse de mots .
   
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24 mai
  Publié: 5 sept 2010 à 13:38 Citer     Aller en bas de page

Une pure Merveille

  Septembre ronronne aux couleurs de Charlie
Mystic4Ever


Le tant me manque et toi bien plus encore!
   
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21 avril
  Publié: 6 sept 2010 à 06:22 Citer     Aller en bas de page

Contente de relire cette merveilleuse correspondance au vocabulaire riche, merci vous deux


Mystic
x2

 
Idou

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22 mars 2017
  Publié: 6 sept 2010 à 16:53
Modifié:  6 sept 2010 à 16:54 par Idou
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ravie de revoir cette épistolaire romance .... galante et frivole !

merci ! bisous à vous deux !

  Seirén - ©
clovis67
Impossible d'afficher l'image
On transforme sa main en la mettant dans une autre. (P. Eluard)
   
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8 août 2013
  Publié: 9 sept 2010 à 16:25 Citer     Aller en bas de page

Une merveilleuse correspondance d’une époque dont l’homme contemporain à perdu le fil de la bienséance….

C’est très agréable à lire

Merci pour la noblesse de ces lettres parfumées

Amitiés à vous,

Pierre

  vivre sans espoir, c'est cesser de vivre (Dostoïevski)
Alphonse BLAISE.

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26 mai
  Publié: 10 sept 2010 à 11:23 Citer     Aller en bas de page

Me souvenais de ces correspondances et je reste toujours aussi admirative devant votre talentueux duo de lettres anciennes...
Merci Chantal et Thierry...


Alex

 
Ashimati

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28 mai
  Publié: 10 sept 2010 à 12:28 Citer     Aller en bas de page

Je suis ravi que Chantal m'aie autorisé à publier l'intégralité, même si c'est un peu long à lire.
Merci à vous tous d'avoir pris le temps de lire ou de relire
Amitiés et bisous

 
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