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LPDP :: Contes fantastiques :: L'histoire de la petite princesse Paranoïa Aller en bas de page Cacher le panneau de droite

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Tychilios Cet utilisateur est un membre privilège


Helios
   
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Modifié:  14 juil à 13:43 par Catwoman
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L’histoire de la petite princesse Paranoïa


Le royaume d’’Incertitus’ se nommait autrefois ‘Pacifica’, les habitants de l’époque aimaient à dire qu’ils vivaient dans le plus heureux de tous et que l’on ne pouvait mieux représenter le paradis sur terre. Un triste soir, quelques dieux qui vagabondaient dans le coin et qui en assurait la surveillance divine décidèrent de faire une halte et de festoyer afin de lutter contre leur désœuvrement naturel qui devenait plus lourd à ce moment de la journée. Il faut dire, car cela a une importance pour la suite de l’histoire que ces dieux-là n’étaient ni très malins ni très sympathiques. Ils discutèrent de choses et d’autres, mais comme ils ne tenaient pas bien la boisson, la soirée tourna vite au vinaigre (de nectar sans doute, mais vinaigre quand même). Outre le ménage qu’il fallut entreprendre pour nettoyer les traces de leurs ripailles, les éclats de leur mauvaise ivresse laissèrent des traces funestes dans tout le royaume. D’autres dieux qui occupaient des fonctions plus intéressantes et mieux rémunérées jugèrent qu’il était bon d’intervenir pour rappeler à l’ordre ces dieux au grade pas très élevé. Les voies de la hiérarchie divine sont impénétrables et nous ne nous étendrons donc pas sur ce sujet. Le trouble et le malentendu avaient remplacé le discernement et l’entente et les habitants durent se résigner à penser qu’ils ne vivaient plus du tout dans le plus beau royaume.
Longtemps plus tard, mais cela ne joue pas un rôle essentiel dans cette histoire, par une journée aussi triste que la veille une célébration fut annoncée. Le jeune prince ‘Suspicio’ et la Princesse Rumoria avaient eu un enfant. « Incertitus » était en fête, mais chacun avait à cœur de le garder pour soi, si bien que l’expression en fête ne s’accorde pas avec cette situation particulière. On peut donc dire finalement que c’était un jour comme un autre. On parlait donc de la venue d’une petite fille. L’enfant avait la mine aussi maussade que le ciel sous lequel elle vit le jour, selon l’expression consacrée qui reste valable même si le jour en question était sombre et triste à mourir. Maussade est un bien faible mot, on pourrait dire grimaçante, tant sa face un peu bouffie exprimait déjà si bien le dégoût . Vous avez compris que cette enfant n’était pas très belle à voir, pourtant tout semblait indiquer qu’elle se portait à merveille, si l’on peut dire ainsi. Elle avait déjà l’œil mauvais de ses parents, ainsi que leur haleine assortie, c’est un détail sans doute, mais assez surprenant chez un bébé, pour que l’on en fasse état, n’est-ce pas ?
Le long défilé des oncles et tante débuta et chacun contemplait le bébé d’un œil dubitatif, ce qui signifiait qu’il faisait bien partie de la famille.
Atrabilur se faisait appeler Achariatus parce que, disait-il les noms latins dont le reste de la famille était affublé, ça faisait plus sérieux. Il avait la mine verdâtre et grimaçante, je sais bien que c’est un peu le cas pour toute cette famille, mais chez lui c’était vraiment très visible je vous assure.
Méfiancia aimait se faire appeler Prudencia ou encore Intrangiganzia, mais les gens s’accordaient tous à dire que son nom de baptême lui allait beaucoup mieux et le dernier était trop difficile à prononcer. Elle marchait toujours la tête basse en regardant sans cesse à droite et à gauche, n’hésitant pas parfois même à se retourner.
Intelorencia, avait un tic dans la main droite elle maintenait sans cesse son index dressé en l’agitant fortement de droite à gauche elle aussi. Il va sans dire, mais c’est bien de le faire tout de même, que cela fatiguait considérablement son poignet, il était beaucoup plus enflé que le gauche.
Méprisio, n’hésitait pas à se pincer l’appendice nasal pour un oui, mais surtout pour un non, ce qui lui donnait un profil aquilin, mais quand même pas très réussi.
Délatio n’avait rien de notable qui indiquait quelque talent particulier. Sa famille disait-on s’était enrichie durant une guerre passée en vendant des pommes de terre à un occupant barbare cousin, les Bloches. On en avait tiré depuis une expression populaire fameuse pour qualifier une personne pertinente et réfléchie : ‘celui-là aurait vendu des patates aux Bloches pendant la guerre’ expression qui depuis figurait sur le blason de sa famille. Il était toujours disposé à prêter main-forte au plus fort pour affaiblir le plus faible.
Dominatio était de taille réduite, il devait marcher la tête très haute et sur la pointe des pieds pour donner l’impression qu’il toisait les autres, mais là encore, le résultat était très décevant.
Il y avait aussi deux autres princes Adolphe et Joseph de lointains cousins dont les noms plus exotiques indiquaient qu’ils venaient de contrées tout aussi lointaines. Ils partageaient chez eux et à leur manière le même état d’esprit en lui donnant les noms assez étranges d’ ‘ordre nouveau’ ou ‘dictature prolétarienne’. D’autres encore étaient venus avec des patronymes assez bizarres et très démodés.
Paranoïa grandissait dans la grisaille de l’ennui, et n’avait d’autres choses à faire que cultiver les dons que la nature ingrate lui avait généreusement accordés. Elle vivait entourée de haine et de nourriture pas très équilibrée. Les traits de son visage se flétrissaient à souhait un peu plus chaque jour. Elle entretenait ce processus de décrépitude par quelque traitement particulier et mauvaises pensées dont la recette secrète était jalousement gardée dans la famille de mère en fille depuis des générations.
À peine avait-elle appris à réfléchir, ce qui prenait tout de même un certain temps, dans ce genre de famille, qu’elle suspectait déjà ses parents. Elle pensait qu’ils l’avaient mise au monde pour des raisons inavouables. Elle aurait bien apprécié les questionner par des méthodes musclées, mais c’était ses parents après tout et il est bon parfois de s’imposer quelques limites.
Un jour plus triste que les autres elle fit la rencontre de ‘Phobio’ qui l’a trouva fort à sa convenance c’est-à-dire aussi laide et méchante qu’un homme de son rang et de son tempérament pût espérer. Le jeune homme détestait l’humanité entière et le monde en particulier. Il s’apprêtait à témoigner un pareil attachement à sa future compagne. Le mariage fut sans intérêt et vite expédié. Le doute continuait fort à propos d’envahir les pensées de Paranoïa qui n’étaient pas si nombreuses. Elle vivait recluse et barricadée, s’accordant quelques répits avec son époux, les soirs de pleine lune ( allez savoir pourquoi) pour engendrer quelques rejetons malveillants et suspects dont elle devrait se méfier plus tard.
Ils survécurent longtemps, malheureux bien sûr, et bien décidés à imposer à leur entourage leur profond dégoût de la vie et pour ne pas être oubliés, ils laissèrent une ribambelle de petits monstres aussi laids et teigneux que leurs parents.

Georges Ioannitis
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Chlamys


L'incertitude est l'essence-même de l'aventure amoureuse. Oscar Wilde
   
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Modifié:  13 juil à 09:52 par Chlamys
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Bonjour Tychilios,
J'ai bien aimé suivre les méandres de ta fantastique histoire ! :
A la paix succède l'incertitude ; de la suspicion et de la rumeur naît la paranoïa ... et pire encore.
Que de dérangés dans ton histoire !
Il paraît, en psychogénéalogie, que les désordres mentaux d'une personne rejaillissent sur sa descendance jusqu'à la 5ème génération. J'ai eu une grand-mère terrible ; je serre les fesses jusqu'à connaître mes arrières-petits enfants !
Hélène, ta testeuse

  Vint un temps où le risque de rester à l'étroit dans un bourgeon était plus douloureux que le risque d'éclore - Anaïs Nin
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Helios
   
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  Publié: 14 juil à 17:51 Citer     Aller en bas de page

Merci Hélène

 
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