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Ashimati

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  Publié: 11 sept 2011 à 09:43
Modifié:  22 sept 2011 à 18:34 par Ashimati
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Le blason
(Blason anatomique du corps féminin)


Le blason est un court poème (poésie galante) célébrant une partie du corps féminin.

Dans le même esprit, certains poèmes évoquent le corps entier (ou une parure du corps) en détaillant successivement ses différentes parties.

Le blason en argot est le sexe féminin

Le blason se fait parfois satirique : on parle alors de "contre-blason"

Le blason apparaît au milieu du XVème siècle. Marot, exilé à Ferrare vers la fin de 1535, va lui donner la forme exclusive de l'éloge (ou inversement du vitupère, comme on dit à l'époque) du corps féminin. Pendant une quinzaine d'années, les poètes français rivalisant avec Marot, vont faire rêver sur les beautés du corps de leurs belles amies réduit à l'absolu d'un détail qui devient monde.
Car le blason n’évoque qu'une partie du corps ou d'un accessoire (épingle, miroir, bijou) mais très rarement de l'ensemble du corps.

Le blason ne suit pas de règle fixe. A l'époque de Marot, il est généralement bref, en rimes plates, en octosyllabes ou décasyllabes. D'habitude, on s'adresse directement à la partie du corps célébrée en empruntant le modèle rhétorique de l'apostrophe.

Il est décliné en 4 tons :
- le ton sensuel et voluptueux,
- le ton grossier ou grivois,
- le ton courtois ou pétrarquiste,
- le ton spirituel, néoplatonicien ou ficinien.

Quand le ton grossier est utilisé et qu'on tombe dans le dénigrement satirique, on parle alors de contre-blasons. Dans tous les autres cas, on parle de blasons.
Mais rien ne vous empêche d’utiliser également une forme fixe (sonnet) pour écrire un blason.

Le blason est un genre peu répandu. Il est très apprécié des vieilles littératures. Le genre est revenu en vogue au XXe siècle, où il a été illustré par Paul Éluard (« Blason des fleurs et des fruits »), Georges Brassens (« Le Blason »), André Breton (« Clair de terre ») et depuis le début du XXIe siècle par Yves-Marie Adeline (« L'Epouse »).

Quelques célèbres « Blasonnistes »
Clément Marrot - Pierre de Ronsard – Rémy Belleau – Jacques Pelletier du Mans – Pontus de Tyard – Jean Antoine de Baïf – Joachim du Bellay – Paul Éluard – Georges Brassens


Le Beau Tetin

Tetin refaict, plus blanc qu'un oeuf,
Tetin de satin blanc tout neuf,
Tetin qui fait honte à la rose,
Tetin plus beau que nulle chose ;
Tetin dur, non pas Tetin, voyre,
Mais petite boule d'Ivoire,
Au milieu duquel est assise
Une fraize ou une cerise,
Que nul ne voit, ne touche aussi,
Mais je gaige qu'il est ainsi.
Tetin donc au petit bout rouge
Tetin quijamais ne se bouge,
Soit pour venir, soit pour aller,
Soit pour courir, soit pour baller.
Tetin gauche, tetin mignon,
Tousjours loing de son compaignon,
Tetin qui porte temoignaige
Du demourant du personnage.
Quand on te voit il vient à mainctz
Une envie dedans les mains
De te taster, de te tenir ;
Mais il se faut bien contenir
D'en approcher, bon gré ma vie,
Car il viendroit une aultre envie.
O tetin ni grand ni petit,
Tetin meur, tetin d'appetit,
Tetin qui nuict et jour criez
Mariez moy tost, mariez !
Tetin qui t'enfles, et repoulses
Ton gorgerin de deux bons poulses,
A bon droict heureux on dira
Celluy qui de laict t'emplira,
Faisant d'un tetin de pucelle
Tetin de femme entiere et belle.

Clément Marot
(1496-1544),
Épigrammes, 1535.


Marie, vous avés la joue aussi vermeille,
Qu'une rose de Mai, vous avés les cheveux,
De couleur chastaigne, entrefrisés de neus,
Gentement tortillés tout-au-tour de l'oreille.

Quand vous estiés petite, une mignarde abeille
Dans vos lèvres forma son dous miel savoureus,
Amour laissa ses traits dans vos yeus rigoreus,
Pithon vous feit la vois à nulle autre pareille.

Vous avès les tétins comme deus mons de lait,
Caillé bien blanchement sus du jonc nouvelet
Qu'une jeune pucelle au mois de Juin façonne :

De Junon sont vos bras, des Graces votre sein,
Vous avés de l'Aurore & le front, & la main,
Mais vous avés le coeur d'une fière lionne.

Ronsard,
Continuation des Amours,
Sonnet X, 1555


O beaux cheveux d'argent mignonnement retors !
O front crespe et serein ! et vous face dorée !
O beaux yeux de cristal ! ô grand'bouche honorée,
Qui d'un large reply retrousses tes deux bords !

O belles dents d'ébène ! ô précieux trésors,
Qui faites d'un seul ris toute âme énamourée !
O gorge damasquine en cent plis figurée !
Et vous, beaux grands tétins, dignes d'un si beau corps !

O beaux ongles dorés ! ô main courte, et grassette !
O cuisse délicate ! et vous jambe grossette,
Et ce que je ne puis honnestement nommer !

O beau corps transparent ! ô beaux membres de glace !
O divines beauté ! pardonnez-moi, de grace,
Si, pour estre mortel, je ne vous ose aimer.

Du Bellay,
Les Regrets, 1556,
Sonnet 91


Ayant avecque lui toujours fait bon ménage,
J'eusse aimé célébrer, sans être inconvenant,
Tendre corps féminin, ton plus bel apanage,
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.
Ç'eût été mon ultime chant, mon chant du cygne
Mon dernier billet doux, mon message d'adieu.
Or, malheureusement, les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable, à l'odieux.
C'est la grande pitié de la langue française,
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur,
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
À cet incomparable instrument de bonheur.
Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques,
Tendre corps féminin, c'est fort malencontreux
Que ta fleur la plus douce et la plus érotique
Et la plus enivrante en ait un si scabreux.
Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres, pas plus, familier, coutumier,
Il est inexplicable, il est irrévocable,
Honte à celui-là qui l'employa le premier.
Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,
Dota du même terme, en son fiel venimeux,
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure,
Celui-là, c'est probable, en était un fameux.
Misogyne à coup sûr, asexué sans doute,
Au charme de Vénus absolument rétif,
Était ce bougre qui, toute honte bu', toute,
Fit ce rapprochement, d'ailleurs intempestif.
La malepeste soit de cette homonymie!
C'est injuste, madame, et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.
Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie,
Un poète inspiré, que Pégase soutient,
Donne, effaçant d'un coup des siècles d'avanie,
À cette vrai' merveille un joli nom chrétien.
En attendant, madame, il semblerait dommage,
Et vos admirateurs en seraient tous peinés,
D'aller perdre de vu' que, pour lui rendre hommage,
Il est d'autres moyens et que je les connais,
Et que je les connais.

Georges Brassens
(figure sur l'album Mourir pour des idées 1960-62)


Sources :

Wikipédia

abardel

Textes rares

 
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