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LPDP :: Profil de Lilu |
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Lilu
Poèmes : 68
Commentaires : 408
Connexions : 725
Pages consultées : 11469
Type de compte : Régulier
Membre depuis : 27 juillet 2009
Dernière connexion : Aujourd'hui à 13:38
Cet utilisateur est présentement hors ligne.
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Informations générales
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Date de naissance : 3 décembre 1983
Sexe : Féminin  Lieu : Paris
Profession : trieuse d'intermittents
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Autres informations
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Film préféré : Loach, Gondry, Honoré et tellement d'autres
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| Son histoire |
Un cercle pris aux lignes
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| Autre |
Elle marche.
Je me suis dit qu'il était bien triste de recevoir le même message d'un ami et d'un opérateur téléphonique.
"... souhaite une très belle année 2008. Pleine d'amour, d'argent et de prospérité. En espérant se revoir très vite..."
Tu sais, peut-être qu'aucun des deux ne l'a vraiment écrit.. peut-être est-ce comme tous ces mots qui sont écrits un jour, qui tournent autour de nous sans que personne ne les lise vraiment mais que l'on a appris à faire rebondir sur soi pour les envoyer à d'autres.
Je t'aime.
Sans doute n'était-ce rien. Je m'inquiétais de ne plus savoir, ni te parler, ni t'endormir.. ni même dessiner un miroir. Si tant de mots voyagent sans cesse, nous en restera-t-il encore pour nous regarder ? Des arbres forts, un peu moqueurs, s'étaient plantés la tête en bas, les pieds dans la voûte d'un pont ; les eaux sont là, ne manque que toi.
Je leur avais donné des noms, souvent le même, souvent le tien. Ils m'avaient offert tant de feuilles, c'était un merci maladroit pour leur affection végétale.
Sur le pont des arbres imbéciles, j'ai trébuché si proche d'eux. Tu marchais là, enfin marchais-tu ? Vous devriez vous embrasser, nous sommes peut-être sur un arbre et puis qui sait, si vous perdez on en fera une tradition.
Il existait dessous nos pieds, des bras marins qui remontaient, enroulés forts autour du tronc, se sont prolongés jusqu'à nous.
Le musicien avait raison.
Chut.. dormants, ils reviennent d'un tour d'immonde. De pauvres mots innocents, écrits par toutes les bouches bées et sans essence, sans même se laver les pensées. Ils rêvent simple.. renverse-moi. Renverse-nous et la cité.
***
Marcher pour oublier sans chercher ce reflet qui inévitablement serait déformé.
Marcher, vraiment ?
Je pensais marcher depuis longtemps sur l'immobile.
Il y avait de l'eau salée qui courait au fond des étangs, ces soirs de pluies salines. J'ai sauté dans les flaques pour t'éclabousser de ce qui pique, ce manque qui s'immisce aux creux des cicatrices restées ouvertes.
Il y avait un arbre pour se reposer, peut-être était-ce tes bras.
Un pont plus loin, au sommet de mes veines couleur mer l'eau douce a fait fontaine. Lorsque le sang bleu ne brûle plus, c'est que le corps est au chaud d'un coeur.
Il y a des mots pour apprendre à grimper aux arbres et voir les ponts d'un peu plus haut, les tiens.
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Dernière entrée au journal
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Publiée : 3 janvier à 13:16 Titre : Ligne 6 - 1 commentaire sur cette entrée |
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The Tallest Man On Earth - There's No Leaving Now
Il y a une mélancolie particulière lorsque la soirée tombe sur la ligne 6, de l'aérien en clair-obscur qui fait souvent rouler quelques larmes. Derrière les vitres il y a toutes ces ombres éclairées par les écrans qui dansent dans ces grands immeubles, les pantins d'un monde immobile.
Je me refuse à devenir insensible à mes trajets quotidiens, parce qu'ils font ce que je suis, mes rires, mes larmes et même si parmi tous ces inconnus je ne suis qu'une seule, j'aime à croire qu'ils ont fait un bout de route avec moi et qu'ils sont à l'origine d'une nouveauté. Je n'ai jamais cru au hasard, tout juste aux grandes coïncidences.
Je suis heureuse, je n'ai plus besoin de me le répéter pour m'en convaincre et c'est un fait nouveau. Il y a pourtant des trous énormes dans ma poitrines, des grains de sable que j'ai laissés loin sur mes plages et que je ne retrouve pas assez souvent. C'est une sensation étrange ce souffle de vide qui pèse lorsque l'on pense à quelqu'un. Comme un trou béant qui cherche à se combler, à se souvenir, à faire renaître un moment où tout semblait parfait et à sa place. Je suis la même et différente mais vous vos vies là-bas qui passent un peu sans que j'y sois me manquent. J'espère que parfois ce vide vient à vous en pensant à moi.
Je crois que j'aime enfin cette ville et que je la connais, j'ai tout découvert et pourtant il reste des secrets entre les pavés. Je sais maintenant ses humeurs, tes humeurs, mes refuges, nos refuges, mes quartiers. J'ai la photo des quais et de cet arbre que tu m'avais écrit et tu sais que les eaux ne manquent plus de moi maintenant.

* Photo perso Petit clin d'oeil à deux couples atypiques
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