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Tizen

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Dernière entrée au journal

Publiée : 28 mai 2016 à 12:45
Titre : Des fleurs pour la dame du train - 2 commentaires sur cette entrée

Il faut que je vous dise.
Hier, j'ai pris le train à Paris pour Bordeaux.
Départ 17h28. Arrivée prévue 20h42. Panne informatique. On est arrivés à 00h45. Bon.
Du coup, 7h de train, ça laisse le temps de se rendre compte qu'il y a quelqu'un d'assis à coté de soi. La dame inconnue.
La dame inconnue, même si elle habite Bordeaux depuis plus d'une dizaine d'années, passe souvent la semaine à Paris pour son travail. un peu comme moi finalement, mais en plus courageuse.
Pour passer le temps, j'avais sorti un pavé sur la charpenterie japonaise ; elle, semblait avancer son travail sur des documents hispanophones
Je ne sais plus vraiment comment on en est venu à parler de Calvino, de Bruges, de la Lusitanie ou du dessin.
La dame inconnue aime la littérature, le fantastique mais pas que, Zola aussi, et l'histoire, beaucoup.
J'espère qu'elle lira 'des fleurs pour Algernon', moi en tout cas, je garde en réserve sa balade du Bordeaux nègre qu'elle m'a recommandée.
D'ailleurs je pensais que ça n'existait plus les gens conscients que nègre, avant d'être naïvement et faussement assimilé au 'nigger' anglophone, était avant tout un adjectif, embrassant tant d'autres choses.
Du coup j'ai appris que le cinéma si caractéristique où j'avais atterri quelques semaines auparavant (et où elle avait trouvé la balade en question) était non seulement une ancienne église mais aussi un ancien grenier à blé ; donc on s'est dit que soit c'était du blé très bien domestiqué, soit ils ont restauré les fresques murales après.
On en est venu aux phéniciens, au féminisme, et à l'autre féminisme. À l'urgence vraiment urgente qu'il y a, à mettre à jour les manuels scolaires, pour apprendre à nos enfants que papa aussi peut mettre des jupes, que la fin des stéréotypes est peut-être le stéréotype dont nous avons le plus à craindre. Forcément l'éducation, la passion du numérique, les enfants google parce que la craie, c'est sale. On s'est souvenu que tous ceux qui ont déjà fait un exercice de géométrie au tableau savent bien que le plus compliqué n'est pas l'exercie en lui-même mais bien la manipulation de ces outils jaunes et géants, équerres et autres compas ; la motricité, la coordination. La prise de notes, les tableaux de facultés qui montent et qui descendent, jamais plus de 6 tableaux de retards, sinon... trop tard.
J'ai dû lui parler un peu de médecine, du système de santé, de la rentabilité trop faible des vieux qui ont des maladies qui ne rapportent pas assez. Je me souviens qu'elle est allée à Florence avec sa copine Florence. Qu'elle a d'autres copains dans des situations moins amusantes, parce que 45 ans, c'est trop tard pour changer de boulot et trop tôt pour penser déjà à la retraite.
La dame inconnue a grandi en Espagne, puis en France, au pays basque même si elle ne l'est pas. Evidemment, on a dû se moquer de nos amis régionalistes d'où qu'ils soient (les imbéciles heureux de Brassens qui sont nés quelque part), qui parfois, à croire défendre leur culture, la rendent inaccessible à ceux qui voudraient bien la découvrir.
J'ai appris que la langue basque est une langue tribal dont l'origine, encore aujourd'hui est incertaine. que Pampelune en basque se dit "Iruna" à ne pas confondre avec "Irun", la ville miroir de Hendaye coté espagnol. Du coup faut être bien réveillé au volant parce que Hendaye-Irun = 5m. alors que Hendaye-Iruna = 1h.
On a enchaîné, sur le brésil, sur nos parents étrangers, qui même s'ils ne viennent pas de la même Zétrangie, ont la même application dans l'apprentissage de la langue et l'angoisse de l'erreur ; bien davantage souvent, que ceux dont c'est la langue maternelle. J'ai confessé mon impitoyabilité sur les CVs et lettre de motivation que je reçois vis-à-vis de l'orthographe, mais elle m'a pardonné voire même encouragé. En même temps, ses petits neveux ont raison quand ils disent que c'est le correcteur orthographique de Word qui a laissé la faute, et donc, c'est pas vraiment une faute, c'est un bug du logiciel, imparable effectivement...
J'avais oublié comme c'est agréable de discuter avec quelqu'un qui ne regarde pas son téléphone.
J'avais oublié comme c'est agréable de discuter avec quelqu'un de cultivé.
J'avais oublié comme c'est agréable de discuter avec quelqu'un qui a des avis.
À un moment, on a appris que notre situation ferroviaire faisait la une du 20h. ça a dû nous faire rebondir sur les chaînes d'infos en continue, leur pertinence toute relative, et le remplacement de la qualité par la quantité. Et pas que pour les chaînes d'infos.
C'est à ce moment là que j'ai dû confier ma phobie de ce monde de commentateurs, où chacun pense avoir un avis pertinent sur chaque sujet.
Je ne sais plus vraiment comment ça s'est arrêté. peut-être à propos de cette librairie du centre ville, ou des Côtes d'Armor, ou sur la porosité typique de la pierre régionale.
On s'est dit au revoir, comme on avait parlé, simplement, en chuchotant. Peut-être pour ne pas déranger les autres, peut-être juste parce que c'était suffisant pour se comprendre et qu'on n'avait aucune envie particulière de forcer nos voisins à écouter nos vies. Peut-être par politesse.
Je me suis retrouvé dans un premier tramway. et c'est bien qu'il y en ait eu un premier. sur le coup j'ai pris ça comme une bonne nouvelle qu'il y ait encore des transports.

Puis il y eut un second tramway. Du monde beaucoup. Du bruit beaucoup.
Ah oui, c'est vrai, c'est vendredi soir. Ça fait partie des ces moments, où la société a communément admis qu'il faut accepter certaines choses, certains comportements.
"Et c'est au fond, qu'on gueule, qu'on gueule. et c'est au fond, qu'on gueule le plus fort". Multiplié par le nombre de portes.
En fait ça ne vaut pas la peine d'en décrire beaucoup plus, ça n'est pas suffisamment original. Ça s'imagine sans mal.

Je me suis demandé si la Vologne était assez profonde pour accueillir tout un tramway.
Je me suis demandé qui, parmi ceux-là, voudrait bien parler de charpenterie japonaise ou des fleurs pour Algernon avec moi. C'est le regard inquiet d'une jeune femme qui ne semblait pas partager l'euphorie ambiante qui m'a sorti de mes questionnements. Je me suis décalé pour lui faire une place au niveau de l'accordéon. J'ai essayé tant bien que mal de lui dire, sans directement lui parler, les solutions qui s'offraient à elle.
Soit tu supportes en silence et en concentrant ton regard sur un objet du mobilier, un siège, une poignée, en attendant qu'ils aient fini de mépriser notre présence.
Soit tu les fais cesser, et là, vu le nombre, aucune demi mesure possible ; il faut y aller avec un couteau, sans palabres, et dans la gorge, c'est de là que vient le bruit.
Comme moi, elle a choisi d'être méprisée encore quelques arrêts. La perspective des suites judiciaires, devoir expliquer à la maman éplorée. "il était si gentil". peut-être madame, mais c'était un branleur ; il a méprisé la mauvaise personne.
Vous auriez dû le forcer à discuter avec des gens intéressants plus souvent.

En fait la Vologne, c'est très adapté pour les petits garçons mais pas pour les tramways.
Un jour, je suis sûr qu'un jour, je mettrai la tête de quelqu'un dans la Vologne.
Et pendant qu'il découvrira le goût de l'eau, je retrouverai goût au silence.
Et sur son cul, je graverai un truc du genre "Les phéniciens vous saluent bien".
J'espère qu'il aura un gros cul. ou que j'aurai un couteau bien aiguisé.


Bilan de la soirée :
la vie c'est comme cet aphorisme qu'on m'avait appris aux urgences :
"Plus tu parles fort, plus tu mérites de mourir.
Prêtez davantage attention à ceux qui chuchotent.
Et surtout prenez garde de ne pas oubliez ceux qui se taisent."

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