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Chaule aime Aaron
   

Avraham

Poèmes : 17
Commentaires : 2
Connexions : 726
Pages consultées : 6397

Type de compte : Régulier
Membre depuis : 17 juin
Dernière connexion : il y a 9 heures

Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Sexe : Masculin
Lieu : Besançon
Profession : Diplomate à la retraite



Autres informations

Écrivain ou poète préféré : François Coppée




Passe-temps

Pensée du jour :

Ils font leur beurre avec du blé
Et font du blé avec leur beurre
Fromagers et agriculteurs

-------------------------------------------------------------------------
Sélection du jour :

https://www.youtube.com/watch?v=iNgBOeI6T7A&list=PL82tnZaWDbO4Axuuk7wOV650n7FXaWgrV&index=2



Son histoire

Dans Une Eglise De Village

Le fin clocher du bourg, sur la côte normande,
De loin semble petit devant la mer si grande.
Il sert pourtant, debout dans le ciel sombre ou clair,
De signal aux marins en péril sur la mer.
Mais, ce matin, le flot bat doucement la plage.
Allons par là. L'église est au bout du village
Et son ombre, au couchant, s'étend jusqu'au blé mûr.
J'ai suivi la ruelle où, séchant contre un mur,
Un filet suspendu répand son âpre arôme
Et j'ai vu, par-dessus les épais toits de chaume,
Grandir le clocher gris, bien d'aplomb sur sa tour
Et l'azur apparaître en ses trèfles à jour.
Il me montrait le ciel, la mystique patrie
Et, de loin, il semblait me dire : « Viens et prie, »
Le gothique clocher qu'obsèdent les corbeaux.
J'ai suivi le sentier au milieu des tombeaux,
Où les pavots épars jettent leur pourpre vive
Et, seul, dans la fraîcheur de la nef en ogive,
M'étant agenouillé dans l'un des bancs de bois,
J'ai fait avec respect le signe de la croix
Et j'ai prié. Mon Dieu, que mon cœur est aride !
Pourtant, vous le savez, je vous ai pris pour guide.
Ardemment, tendrement, je redis le Credo.
J'accepte votre joug, je Veux votre fardeau.
Votre nom est au fond de toutes mes pensées.
Jésus, je joins mes mains devant vos mains percées ;
Devant vos deux genoux douloureux et ployés,
Je me prosterne et baise éperdument vos pieds
Et, voyant dans vos chairs la blessure cruelle,
Je voudrais que mon cœur fût palpitant comme elle !
Mais qu'il est froid et sec ! Ai-je vraiment la foi ?
Dieu de miséricorde, ayez pitié de moi !
Rendez-moi, rendez-moi ma ferveur enfantine,
Quand j'étais sûr, pendant ma prière latine,
D'être écouté d'un Père et quand, après l'Ave,
Je voyais - que de fois du moins l'ai-je rêvé ! -
La bonne Sainte Vierge, - en ses blancs et longs voiles,
Incliner vers mon front sa couronne d'étoiles !
Vous connaissez, mon Dieu, ma bonne volonté.
J'ai vaincu mon orgueil et mon impureté.
Exaucez-moi, rendez ma prière meilleure
Et faites que mon cœur se fonde et que je pleure.
Je veux croire ! Je crois ! Ce doute est le dernier.
O Jésus, donnez-moi la foi du Centenier,
Afin que plus jamais, mon Dieu, je ne vous dise,
Comme aujourd'hui, devant l'autel, dans votre église :
« Seigneur, m'entendez-vous ? Seigneur, êtes-vous là ?

Ainsi, pendant longtemps, ma plainte s'exhala.
L'âme du vieux pécheur, sur le tard convertie,
Est comme un sol couvert d'herbe folle et d'ortie.
En vain il la travaille, acharné laboureur,
Il n'en peut extirper la semence d'erreur
Et sa foi, que pourtant, seule, il sait bonne et vraie,
Est comme un blé d'avril étouffé par l'ivraie.

Pourtant cette humble église est un lieu doux au cœur ;
Et, tout en admirant, sur les dalles du chœur,
Le reflet diapré qui tombe des verrières,
Je crois que ces vieux murs, saturés de prières,
Vont me verser la foi des simples paysans
Qui parlent au bon Dieu, là, depuis six cents ans
Et dont aucun jamais n'a connu mon angoisse.
Devant ce Saint Martin, patron de la paroisse,
A cheval et coupant du glaive son manteau,
Des cœurs d'or et d'argent sont mis en ex-voto
Et voici l'if de fer où brûle encore un cierge,
Devant une rustique image de la Vierge
Tenant sous son talon le serpent écrasé
Et montrant dans son sein un cœur martyrisé
Que sept poignards aigus font saigner sous leurs pointes.
Le long contact des fronts courbés et des mains jointes
A fini par polir le dossier des vieux bancs.
Tout là-haut, avec ses vergues et ses haubans,
- Don de pauvres marins sauvés d'une tempête, -
Un petit trois-mâts pend au-dessus de ma tête.
Tout enfin, dans l'église, évoque autour de moi
La piété naïve et la profonde foi.
O foi du peuple, foi des humbles, je t'envie !
Ils sont sûrs que la mort est l'éternelle vie
Et quand, près de ce grand portail à deux vantaux,
Un cercueil de sapin est mis sur les tréteaux
Et reçu par les chants des clercs en lourde chape,
Ils pensent dans leur cœur que l'âme qui s'échappe,
Pure, de ce bas monde et vole aux cieux ouverts,
Va recevoir le prix des maux qu'elle a soufferts.
Cette foi simple habite en ces voûtes sacrées ;
Elles en sont, depuis six siècles, pénétrées.
Dans cette vieille nef, tant de chrétiens pieux
Et leurs pères, et les aïeux de leurs aïeux,
Perdus dans un passé dont plus rien ne surnage,
Ont tant prié, depuis le lointain Moyen Age !
Ici, leur âme a pris tant de fois son essor !
Communion des Saints, je puise en ton trésor !
Je respire de la prière accumulée ;
Elle verse son baume en mon âme troublée
Et mon cœur, qu'à grands coups irrités, je frappais,
Se calme et se remplit d'espérance et de paix,
Comme un golfe orageux soudain se tranquillise.

Oui, bons paroissiens de cette pauvre église,
Robustes gens de mer vêtus d'un tricot brun,
Qui, baissant votre front boucané par l'embrun,
Portez, aux Fête-Dieu, le dais à plumes blanches,
Honnêtes marguilliers en blouse des dimanches,
Sachant par cœur l'office et chantant les répons,
Mamans avec un mioche ou deux près des jupons,
Aïeules dont les doigts ridés par la misère
Usent obstinément les grains durs d'un rosaire,
Jeunes femmes levant au ciel vos yeux songeurs,
Gamins du catéchisme et fillettes des Sœurs,
Vous qui priez ici Jésus, pendant les messes,
Pour devenir un jour dignes de ses promesses,
Soyez bénis ! C'est grâce à vous que j'ai dompté
Mon vieux reste d'orgueil et d'incrédulité.
Vos ancêtres et vous avez mis dans ces pierres
Un don surnaturel par vos saintes prières.
Sous cette voûte, à tous les angles du granit,
Divins oiseaux de l'âme, elles ont fait leur nid.
J'entends chanter en moi leur voix suave et pure ;
Mon cœur s'émeut enfin, ma bouche les murmure
Et, tout en pleurs, tendant mes deux mains vers la Croix,
J'ose dire : « Mon Dieu, je vous aime et je crois ! »

1 899

François Coppée
De l'académie française
1 842 –1 908



Projets futurs

Maître, mettre où mes trous de nez ?
- Né avec son nez, on est comme on naît
---------------------------------------------------------------------------
La liberté que le bon dieu accorde est dans la longueur qu'll donne à la corde
-------------------------------------------------------------------------
Je vous lis - TOUS - en silence et garde en moi ce que de vos écrits je pense ainsi que l'écrivit Georges Perros :

"La poésie n’admet pas de réplique et n’admet pas de commentaires"
mais j'accorde un satisfecit à M. SienKieWicz



Autre

Une toilette de choix

Elle porte ses seins du dimanche matin
Gardés si joliment en étui de satin
Qu’elle a choisis après avoir fait la promesse
De les sortir l’après-midi à la kermesse.

Elle s’est enhardie d’un lundi cheveux blonds,
Aux mèches effrontées qui taquinent le front,
A la queue de cheval qui tombe sur la nuque
Etonnée d’attirer le regard de l’eunuque.

Ses jambes affinées réservées au mardi
Semblent lui convenir ; évidemment, pardi :
Sa minijupe arrive aux frontières des cuisses
Affolant gendarmes et braves douaniers suisses.

De son derrière, elle doute, le mercredi
Qui part en arrière (c’est elle qui le dit)
Après réflexion, elle emplit sa culotte
De chiffons en pelote et autre camelote…

Jeudi-maquillage, yeux noirs, lèvres de sang,
Elle fond sur le fond de teint brun qui descend,
S’étendant largement jusqu’à son cou gracile
Après avoir scalpé un bouton imbécile.

Le vendredi, ses mains souillées par l’églefin,
A l’odeur appuyée, au poissonneux parfum,
Dans un bain d’eau de fleur d’oranger sont plongées
Sans souci des heures qui seront prolongées.

Samedi, sa taille est enserrée, comprimée
Dans un étroit corset qui la rend déprimée…
S’appuient sur une fine aiguille ses talons
Pour galber le mollet qui plaît aux étalons.

Elle s’est apprêtée du lundi au dimanche
En pensant avoir tous les atouts dans sa manche
Pour qu’un zozo soumis au coup tordu du rut
Tire avec son zizi dans le plein cœur du but.

Avraham



 

 



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