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Chaule aime Aaron
   

Avraham

Poèmes : 18
Commentaires : 2
Connexions : 682
Pages consultées : 6047

Type de compte : Régulier
Membre depuis : 17 juin
Dernière connexion : il y a 4 heures

Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Sexe : Masculin
Lieu : Besançon
Profession : Diplomate à la retraite



Autres informations

Écrivain ou poète préféré : François Coppée




Passe-temps

Pensée du jour :

Si le monde est sourd aux leçons d’amour
C’est que l’ont rendu sourd les sons d’amour
-------------------------------------------------------------------------
Sélection du jour :

https://www.youtube.com/watch?v=myKFm_kpWXE&list=PL82tnZaWDbO4Axuuk7wOV650n7FXaWgrV&index=2



Son histoire

Chair des choses

Je possède, en mes doigts subtils, le sens du monde,
Car le toucher pénètre ainsi que fait la voix,
L'harmonie et le songe et la douleur profonde
Frémissent longuement sur le bout de mes doigts.

Je comprends mieux, en les frôlant, les choses belles,
Je partage leur vie intense en les touchant,
C'est alors que je sais ce qu'elles ont en elles
De noble, de très doux et de pareil au chant.

Car mes doigts ont connu la chair des poteries
La chair lisse du marbre aux féminins contours
Que la main qui les sait modeler a meurtries,
Et celle de la perle et celle du velours.

Ils ont connu la vie intime des fourrures,
Toison chaude et superbe où je plonge les mains !
Ils ont connu l'ardent secret des chevelures
Où se sont effeuillés des milliers de jasmins.

Et, pareils à ceux-là qui viennent des voyages.
Mes doigts ont parcouru d'infinis horizons,
Ils ont éclairé, mieux que mes yeux, des visages
Et m'ont prophétisé d'obscures trahisons.

Ils ont connu la peau subtile de la femme,
Et ses frissons cruels et ses parfums sournois...
Chair des choses ! j'ai cru parfois étreindre une âme
Avec le frôlement prolongé de mes doigts...

Renée VIVIEN
1 877 - 1 909



Projets futurs

Maître, mettre où mes trous de nez ?
- Né avec son nez, on est comme on naît
---------------------------------------------------------------------------
La liberté que le bon dieu accorde est dans la longueur qu'll donne à la corde
-------------------------------------------------------------------------
Je vous lis - TOUS - en silence et garde en moi ce que de vos écrits je pense ainsi que l'écrivit Georges Perros :

"La poésie n’admet pas de réplique et n’admet pas de commentaires"
mais j'accorde un satisfecit à M. SienKieWicz



Autre

Visages

Il se fit au long cours dès la base du cou,
Et naquit un beau jour, maman en sait le coût ;
Fi de l’ironie, du ragot, du commérage
Il est là, et montre qu’il n’est pas un mirage.

Modelé en secret par la mère et le père,
Il n’échappe à personne et chacun le repère.
Sésame ouvrant partout ou cadenas-verrou,
Adulé du commun ou poussé dans le trou.

Porté à bout d’un cou moulé dans un cylindre
Il doit subir les coups pouvant souvent l’atteindre
Mais il tient bien et suit les mouvements du corps
Qui s’en va voyager pour changer de décors.

Je te l’offre en entier, je n’ai pas de rechange,
Je te plais, tu me plais, on a fait notre échange,
On partage les deux, on se voit dans les yeux.
Voilà, on s’est compris, on commence le jeu.

La face est choisie par le dé qu’il veut montrer,
Le visage a la sienne qu’on doit accepter.
Qu’importe sa laideur, pas question d’en changer,
On saura lui trouver une ou deux qualités.

Prends-moi toute la gueule, prends-la pour de vrai :
N’essaie pas de trier le bon grain de l’ivraie ;
Tu pars avec le nez, les yeux et les oreilles
Le front blond, les joues roses, les lèvres vermeilles.

Qui voudra de ma face tombée en disgrâce
Autant par le miroir qu’une minable glace
Qui ont peur d’apporter dans leur précision
Le jugement de leur terrible vision ?

Vif, Le regard se lance, acéré comme un pieu ;
S’attarde dans les coins, se fixe dans les yeux,
Il défriche, il détaille en férocité rosse,
Comptant complaisamment et les creux et les bosses.

Il est là, je le sens, il est là qui m’implore
A proposer le mien qui le sonde et l’explore
Et ce mendiant doux, croira au geste fou
Qu’il peut être un ami des cheveux jusqu’au cou ;

Tu n’as rien à cacher, créature divine,
Tu as tout à montrer : retourne tes racines ;
J’ai appris que nous sommes nés sur notre terre
Pour chasser la misère et vivre en sœur et frère.

Les visages douceur nous font vibrer le cœur,
Tapissent les mémoires rangées dans les tiroirs
Que l’on ouvre sans clé quand la bise est au noir,
Quand sonne l’Angélus à chacune des heures.

On se cogne au visage rugueux qui inquiète,
Taillé dans la matière à grands coups de machette ;
Au bout des yeux perçants, un éclair fulgurant
Brûle jusqu’aux viscères et refroidit le sang.

Le visage se donne à celui qui sait lire
Où passèrent les larmes, où fusèrent les rires,
Où la bouche a chanté, a vomi, a prié,
A maudi les aurores, espéré les vesprées.

Quand il a été sage, on lui donne une image ;
L’enfant attend la main posée sur le visage
Qu’il savoure en secret dans un repli du cœur,
Violette sucrée, capiteuse senteur.

Visages en beauté, à croquer, admirables,
Aux contours atténués, au grain de peau doré ;
Parfaite symétrie, finition impeccable,
Dents blanches alignées en soldats ordonnés.

Bien trop beau, bien trop net, il n’a rien qui se jette,
Pas d’oreille écartée ou de nez en trompette,
Ni menton en galoche ou sous les yeux les poches,
Pas le moindre défaut, il est tout mais pas moche.

Avoir une gueule d’ange est un peu malhonnête
Et si on est ratés, il faut bien s’habituer ;
On se dit pas trop mal, sans grosse infirmité,
Mais tout au fond de nous, on veut une autre tête.

On habille fièrement son visage en dimanche
Pour aller saluer la rose et la pervenche.
Flattées, elles nous demandent en pistil langoureux
De n’être cueillies que par la main de nos yeux.

Au rire de l’été, le visage a mûri,
Au verjus de la treille, les lèvres ont rougi ;
La groseille en sa grappe a déteint sur les joues,
Pourtant tu oses encore un baiser dans le cou.

Appelle le soleil, qu’il éclaire ta face
Et mire-toi, beauté, au devant de ta glace.
Tout est bien à sa place, ne manque pas un cil,
Avec un peu d’audace, tout devient plus facile.

Le plus beau mariage est celui du visage
Effleuré par la main avec délicatesse,
La tiédeur de mon souffle en haut de ton corsage,
Le besoin prodigieux d’un soupçon de tendresse.

Visage qui accoste aux rives du visage,
Le frôle du bout des yeux et hume la gelée
Des lèvres en framboise, des narines salées,
Broute la mignardise de l’agneau en pacage.

Dans le clair de tes yeux, un ange s’est assis
Au bord du cristallin pour reposer ses ailes.
Il vient de couper l’eau, les larmes de la pluie
Pour assécher tes pleurs et embrasser le ciel.

Réveil matin chafouin, bouche sèche et amère,
Sale gueule plaquée en plein sur le visage
Crépi de traces de boue jusqu’à la clairière
Du cou blanc qui seul a su garder l’avantage.

Pauvre semblant de face, pauvre gueule cassée,
Tu fus peut-être amour, caressée, embrassée…
La pluie, le vent, les coups, les blessures de l’âme,
Ont creusé les sillons du chemin de tes larmes.

Visage tu nous montres, impudent, imprudent,
Les blessures de ton front, l’eau coulant dans ton sang,
Le lait de tes joues pâles, la noirceur de tes dents,
L’incarnat de tes lèvres allant en s’éteignant.

Ecoute ton visage, il te chante un hommage
Porté par la clameur des enfants orphelins
Qui dansent leur misère en auguste présage,
Mendiant miette d’amour pour apaiser la faim.

Au détour d’un regard qui balaie le visage,
Une partie honteuse souhaite rester dans l’ombre.
On veut crier Ô Dieu, faites que l’on m’envisage,
Qu’on m’accepte la gueule avant qu’elle ne sombre !

Quand un rai d’ombre gagne un quartier du visage,
Demande au vent d’autan de pousser le nuage
Qui efface la tache et donne la lumière
Pour éclairer ton pas au sentier des ténèbres.

Epure de voilage ou dentelle en grillage,
Visage pris en cage, tenu en esclavage,
En laisse comme chien qu’on traîne au caniveau,
En anneau enferré dans les naseaux des veaux.

Puits sans fond, puits sans pluie, mirages du désert,
Appelez l’eau du ciel, pactisez avec elle ;
Remplissez les fontaines, les nappes et les rivières
Et baignez le front blond du visage rebelle.

Viens, je t’emmène au loin, mon visage, mon amour,
On prendra les avions, les bateaux, nos sandales,
On verra du beau Monde, on en fera le tour,
On reviendra au port après les mille escales.

On marche dans la nuit, on croise des fantômes ;
On franchit les barrages, Dieu et moi, petit homme.
Seigneur, montre ta face, montre-moi le chemin ;
Je te suis à la trace, mes pas sont dans les tiens.

Le visage s’étend au-delà des montagnes,
Appuie son menton rond au sommet des collines,
Cherche le serpent blanc de la muraille de Chine,
S’enivre des senteurs des pays de Cocagne.

On voyage en lenteur à travers le visage,
En vallées, en vallons, en prairies, en bocages,
S’arrêtant, savourant les plus beaux paysages
Qui se donnent à l’envi, gourmandise sauvage.

J’ai transporté mes yeux bien plus loin que ma vue,
J’ai couru aussi vite que le vent l’a voulu,
J’ai volé dans les airs pour échapper au bagne,
Déplacé les torrents, abreuvé les campagnes.

Le pli est sur la mer, la ride est océan,
Le sillon sur figure est le signe du Temps.
Les embruns et le vent, les coups et les blessures,
Ont buriné le cuir, brûlé peaux en gerçures.

Le lierre tentaculaire a fermé les paupières,
La neige a recouvert la chevelure noire,
La froidure a serré l’étau sur les mâchoires,
Le visage a ouvert la porte à ton hiver.

Passe dans les nuages, un long vol d’oies sauvages ;
Caché sous le plumage, elles portent le message
A notre créateur, l’Eternel, le grand Sage,
Que son visage enfin approche mon visage.

Avraham



 

 



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