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LPDP :: Profil de Lachésis (Moirae) Aller en bas de page Cacher le panneau de droite



"Dis maman, si je ris puis que je pleure, est-ce que ça fera un arc-en-ciel ?"
   

Lachésis (Moirae)

Poèmes : 105
Commentaires : 206
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Pages consultées : 15690

Type de compte : Régulier
Membre depuis : 28 mai 2010
Dernière connexion : il y a 16 jours

Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Date de naissance : 30 septembre 1994
Sexe : Masculin
Lieu : Quelque part vers l'horizon
Profession : Homme par passion. (au sens biblique ?)



Autres informations

Film préféré : Regarder maman vivre sa vie
Style musical préféré : http://www.youtube.com/watch?v=FmnDXRJ7btE entre autres
Écrivain ou poète préféré : Charles Juliet, pour son hommage à ses mères. Je t'aime ma petite maman. Plus que tout.
Personnage de bande dessiné préféré : Senna de Bleach (mon avatar)




Passe-temps

Me relever je crois. C'est moins ce que j'aime le plus, que ce que je fais le plus. Au final le résultat est là, ça passe le temps.



Son histoire

(1994-????) Cela résume déjà beaucoup en fait. En y réfléchissant quelques instants : vous pouvez deviner que je suis né, et que je suis toujours là. Donc au moins je flâne, je rêve, j'écris, je lis et je contemple occasionnellement les nuages voyager. Parfois je me pose quelques questions aussi. Histoire d'occuper le mécanisme d'une pensée qui sinon tournerait à vide. Ce serait dommage.



Projets futurs

J'aimerais trouver quelque chose d'original ou de poignant à écrire, comme chacun cherche pour son profil, mais il n'y a jamais qu'une seule chose que je veux, fonder une famille heureuse, et lui dédier ma vie entière. Aimer et donner.



Autre

À chaque instant, à chaque seconde, j'apprends la vie, et c'est de ses erreurs que l'on apprends le mieux... D'ailleurs je crois avoir également beaucoup appris des erreurs des autres, peut-être trop. J'aime au moins partager cette expérience du mieux que je peux, pour éviter aux autres d'avoir à subir de même.



Dernière entrée au journal

Publiée : 7 septembre à 13:26
Titre : On prend les mêmes et on recommence ? - 2 commentaires sur cette entrée

Mais à quand remonte même ma dernière entrée dans ce journal ? Je réponds à peine ces derniers temps en plus, que ce soit ici, ou sur mes poèmes ou mes mots. J'ai toujours vraiment envie de répondre à vos commentaires, vos messages, et de commenter moi-même, et je le faisais encore il y a quelques années. J'ai plus de commentaires que de textes publiés d'ailleurs - ce qui est somme toute naturel. Seulement, je n'y arrive pas. Et cela m'attriste, mais je n'y arrive pas. Pour différentes raisons que je tairai.

Depuis plusieurs jours je pense retourner à l'hôpital. Plus que probablement, je vais le faire dans les jours qui viennent.

Seulement voilà, je ne veux pas aller n'importe où. Il s'agira quand même de ma vie, et de plusieurs mois de celle-ci. J'ai connu des séjours dans deux secteurs différents du même hôpital : le shu et le service de quartier (l'hôpital et son secteur qui vous est déféré selon le lieu où vous habitez). Et si je veux sincèrement retourner à l'hôpital, pour différentes raisons que je n'expliciterai pas (au moins pas dans cette entrée), je voudrais le shu, et si je ne peux pas y aller, je refuserais de rester.

Le shu c'est le service-hospitalo universitaire. Cela en soi, peu m'importe. Seulement pour le service de quartier, même si c'est là où travaille le médecin qui me suivait, je n'arrive jamais à me connecter à personne, et généralement ce sont beaucoup de patients assez fermés, et pas vraiment "là". C'est un secteur très fermé et où il est difficile de faire quoi que ce soit, qu'il s'agisse d'une activité physique ou d'une activité intellectuelle, ou juste un peu de loisir et de détente, et il n'y a pas d'accès à Internet. Et si je passe plusieurs mois à l'hôpital, j'ai vraiment envie de pouvoir travailler (mes cours, qui me passionnent et que j'ai envie de travailler) paisiblement, sereinement, à un rythme que je pourrai choisir, et pouvoir également prendre mon temps pour écrire et répondre à des personnes, ce que pour une grande partie, je ne peux pas faire sans connexion. Je veux prendre plusieurs mois pour aller mieux, pour guérir, pour me recentrer, me ressourcer, mais je veux quand même également avancer autant que possible et ne pas "perdre" ces mois ainsi que disparaître. Au shu on peut demander un accès à internet, et il y a beaucoup plus de personnes de mon âge, et même celles qui sont plus âgées, il est plus facile de leurs parler et créer avec elles un contact.

J'ai eu l'expérience des deux, et mon expérience au shu, même si elle avait été un séjour beaucoup plus long, a été vraiment plus agréable et je n'avais jamais le sentiment d'être enfermé ou de perdre mon temps. En plus ils y ont plein de jeux de société ! Mais surtout, cette question de contact et d'internet (qui en soi est aussi une question contact ainsi donc que la possibilité de travailler) est ce qui compte beaucoup pour moi si je dois rester à l'hôpital.

Je n'oublierai jamais mon tout premier contact avec sainte-anne, qui avait été forcé sur moi. La police m'avait obligé d'y aller. Plus précisément, elle m'avait donné le choix soit d'aller au cpoa (en gros les urgences psychiatriques), soit de rester 24h en garde à vue. De base je voulais choisir la garde à vue (je n'avais aucune envie d'aller à l'hôpital même si c'était seulement pour un entretien), mais quand j'ai vu maman pleurer parce que j'étais menotté, je me suis dit qu'une garde à vue lui ferait beaucoup trop de mal et qu'elle le vivrait de manière affreuse alors pour le lui éviter, même si l'idée de l'hôpital psychiatrique était très difficile pour moi à cette époque, j'avais finalement choisi d'aller au cpoa.

Pour l'histoire j'avais été emmené au commissariat parce que mon père voulait porter plainte contre moi. Toute ma vie, ce que certains, si ils sont encore ici, savent un peu, il a été une prison et un fléau psychologique qui a fait tellement de mal et tellement profondément mais je n'irai pas dans plus de détail, et physiquement il était assez violent (même si je ne m'appellerai jamais un enfant battu par respect pour tous ceux qui l'ont été, car si mon père a certes été violent, ce n'est rien comparé à ce que eux ont vécu, rien que ma grande sœur, qui elle il a tabassé au sang, la ruant de coups de pied violents alors qu'elle était en boule, recroquevillée à terre et d'autres images que je passerai). Et ce jour-là, ou plus exactement, cette nuit-là, pour la première et seule fois de ma vie, je lui ai répondu. Je lui ai mis trois claques. Et lui qui avait fait de cela mon enfance, en tant que malheureux acteur, en tant que spectateur désespéré et impuissant, il est tellement puant, pourri et lâche, lui a immédiatement appelé la police, qui est venue m'arrêter. Il allait porter plainte en plus, et la seule raison pour laquelle il ne l'a pas pas fait, c'est parce que maman l'a regardé dans les yeux et lui a dit que s'il le faisait, elle le quittait. C'était la première fois où elle lui a vraiment répondu. Ma maman d'amour.

Bref, ce premier contact avec sainte-anne a été plusieurs années avant que je ne m'ouvre à l'idée de l'hôpital psychiatrique. Je n'en avais aucune envie à cette époque. Mais j'étais également dans la phase la plus profondément mélancolique de ma dépression. J'étais si mal, et le suicide était mon seul horizon, consciemment et concrètement - mais un plan futur, c'est un peu long à expliquer pourquoi. Mon beau-frère, je l'ai appris plus tard par hasard - c'était la première fois qu'il me voyait - a dit de moi qu'il "n'avait jamais vu quelqu'un, un regard aussi triste". Je n'étais pas encore du tout dans l'apathie ou la léthargie comme c'est désormais le cas. Il était assez clair que ces idées étaient dans ma tête, même si je ne crois pas l'avoir exprimé à plein mots face aux médecins - sans toutefois jamais leurs mentir, je ne mens pas et suis toujours sincère et honnête. À tel point, et c'est le but de cet écart, que j'ai dû signer (ainsi que mes deux parents comme je n'étais pas encore majeur), un papier qui disait que si je quittais l'hôpital (parce que je refusais de rester et me battais pour partir) et que je meurs, ce n'est pas de la faute de l'hôpital, qu'ils ont fait ce qu'ils pouvaient et m'ont mis en garde. J'ai dû mal parfois à me rendre compte de tout le poids de cette situation pourtant si forte, si criante, presque irréelle : j'ai dû signer un papier qui excusait l'hôpital dans l'éventualité où je me suicidais.

Je ne critique pas du tout l'hôpital, pas une seconde, c'est tout à fait normal, et j'aurais probablement dû rester (je n'étais tout simplement pas prêt à le faire à ce moment-là dans ma vie), et également, légalement ils sont bien obligés, mais pour dire que que je n'aurai peut-être pas le choix que de rester dans le service de quartier même si je refuse. Tout ça pour ne pas dire grand chose en fait, parce que interdire à quelqu'un de sortir est compliqué et demande du temps, et ils savent que probablement dans mon cas ça ne s'appliquerait pas et donc que j'aurais seulement, encore une fois et dans le pire des cas, à signer un papier et je n'aurais pas à y rester. Mais je serais triste quand même de ne pas avoir le shu si effectivement je ne peux pas l'avoir.

Je n'ai encore contacté personne. J'hésite contacter directement le médecin qui me suit à Sainte-Anne ou passer par le cpoa, ce qui serait la quatrième fois je crois, en comptant celle forcée de la petite historie racontée un peu plus haut.

Les jours se suivent et se ressemblent. Ou comme je le publiai il y a quelques jours ici même, les jours se perdent et se mélangent. Ou se mélangent-ils puis se perdent-ils ? Qui sait.

Cette dernière phrase aurait dû être l'acmé et quelle note parfaite était-ce pour s'arrêter ! Mais cela aurait donné un ton trop mélancolique à ce partage, ce qui n'est pas mon but. Je ne suis peut-être pas bien dans ma vie, mais je suis content de la personne que j'ai réussi à devenir malgré les épreuves et certains exemples que j'ai eus - mon père avec l'étendard, qui ont nourri mon enfance. Je suis content et fier d'être cette personne qui est toujours la première pour aimer et aider les autres. Je suis content et fier d'être cette personne qui a vécu, qui parvient régulièrement à allumer une étincelle dans les yeux des gens, à inspirer parfois, qui a réussi souvent à réconforter, qui se donne toujours corps et âme pour tous ceux qu'elle croise, même ceux qui lui crachent dessus, sans jamais aucun ressentiment, sans jamais aucune haine, et toujours de bon cœur et en donnant son meilleur. Je suis content et fier d'être cette personne à l'écoute, qui boit les mots des autres avec intérêt et attention et toujours avec un profond respect. Content et fier mais jamais satisfait, je ne me repose jamais sur aucun laurier, et ne considère rien comme acquis ou suffisant, je cherche toujours à devenir quelqu'un de meilleur, chaque jour, chaque heure de ma vie.

Sur ces dernières années, malgré tout, j'ai fait quelques pas en avants, qui pour si minimes qu'ils soient, que je considère importants et que je trouve posséder une grande valeur. Je suis techniquement au même point où j'étais il y a six ans, mais des détails ont changé. Je ne me plains pas. Je suis assez perdu, et je ne sais pas si j'ai encore la force de continuer, mais je ne me plains pas, et je continue d'essayer de mon mieux.

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