Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 0
Invités : 329
Invisible : 0
Total : 329
12945 membres inscrits

Montréal: 22 nov 00:48:48
Paris: 22 nov 06:48:48
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant









LPDP :: Profil de Datura. Aller en bas de page Cacher le panneau de droite



⠨⠺⠓⠕ ⠙⠑⠑⠍
   

Datura.

Poèmes : 93
Commentaires : 594
Connexions : 2335
Pages consultées : 40078

Type de compte : Régulier
Membre depuis : 20 août 2011
Dernière connexion : il y a 14 jours

Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Lieu : Odessa





Son histoire

Je m’appelle Aube et je vais oublier que j’existe.

Je ne sais pas si beaucoup de recueils de poèmes commencent comme le mien, au fond ça n’a pas vraiment d’importance. Je pourrais vous parler de ma maladie avec de grands noms latins. La protéine qui précipite dans ma tête (je préfère dire qu’il neige), ce qui ne tourne pas rond au fond de ma caboche, d’aluminium et de prions qui ne croient pas en Dieu, des petites choses que j’oublie, puis des grandes, je pourrais vous parler de ça, de mes phases de lutte et d’abandon, de colère et de peur, mais comme vous je préfère m’évader. Après tout je ne suis qu’une victime silencieuse parmi tant d’autre ; Il n’y a qu’étendus dans un lit d’hôpital, la peur au ventre que l’on comprend cela vraiment, le reste est suspendu aux ailes des papillons, fragiles comme eux. J’ai été un papillon jusqu’à mes 24 ans, maintenant je redeviens chenille au fond de mon oeuf. Le temps tourne à l’envers à mesure que l’on perd le fil de soit. Ecrire m’aide à exister encore, à me figer encore vivante et à cacher mon moi dans la gangue protectrice du papier. Voyez y une thérapie si vous voulez. C’est ce que je fais ici. J’aimerai juste vous dire, à la fin de ce recueil, pour ceux qui le liront, de sourire un peu plus si vous le pouvez quand vous vous remémorerez d’une histoire ou d’un ami. C’est illusoire sans doute, comme une personne décédée aimerait sans doute voir sourire et être heureuses les personnes qu’elle aime. Vous pourriez aussi me rétorquer que je suis encore vivante, bien vivante, que je devrai me jeter à corps perdu dans ce qui me reste, mais créer des souvenirs pour les perdre m’est aussi atroce, pour moi comme pour ceux qui les partageront avec moi. C’est un peu comme espérer qu’un arbre au tronc saigné fasse de nouvelles branches. La mémoire c’est ce tronc là pour moi. Mes feuilles tombent une à une et c’est tout en attendant que l’hiver soit là et qu’il n’en reste plus aucune. Je ne cesse de vous jalouser. Ces souvenirs sont précieux… Alors faites les vivre avec l’espoir qu’ils ne vous trahissent pas. J’espère aussi que l’avenir sera beau et plus simple. Plus simple qu’en mon temps. Pour revenir au recueil, j’ai commencé à écrire il y a longtemps parce que j’étais une passionnée de lecture, mais je dois avouer aussi que je n’ai jamais vraiment aimé les poèmes des autres, je les ai toujours trouvé trop personnel, snobs, m’as-tu-vu de moments précieux, vulgaires ou trop égoïstes aussi parfois et pour les « grands » auteurs trop imbus d’eux-mêmes et d’une idée de l’écriture au dessus de tout que je n’ai pas. Pour moi au dessus de tout il restera le chocolat et les rires de mes amis, jusqu’à ce que ça aussi j’oublie que ça existe. J’avais cette idée là de la poésie, mais ça ne m’a pas empêché d’en écrire, de faire moi aussi partie de ces ma m’as-tu-vu en besoin de réconfort. Le poème colle à l’âme, il est immédiat, plus immédiat qu’une nouvelle en tous cas et on lui laisse couler sa vie. On commence par une peine de cœur et puis ça reste en nous comme un traitement pour tout. La feuille est toujours là, pour mes larmes, mes doutes, le reste. C’est le seul docteur qui ne me demande rien, que je marque vraiment de ma maladie, qui n’existe que pour moi. Je redoute ce moment où je serais folle et où je ne saurais plus écrire du tout, toute seule avec ce qui me restera d’angoisses. Parfois ma main tremble sur le clavier et j’ai des sueurs froides. Alors j’écris plus que je peux, tout ce qui me vient, alors que je devrais dormir je ne dors pas mais j’ai peur. De ce jour là où ma main ne trouvera plus les touches comme un instrument désaccordé. Du cri déchirant qui ne naîtra pas sur mes lèvres alors qu’il devrait ; que je serai devenue un poids mort. C’est ce silence qui me fait peur comme j’imagine certains ont peur de vieillir, cet inéluctable. Je suis sûr que ça me rendra folle. Si je suis encore un peu consciente avant d’avoir tout perdu je me tuerai ce jour là. La vérité c’est que je ne suis pas plus courageuse qu’une autre, que je n’ai pas l’âme d’une héro, que pourtant c’est ce qu’il faudrait. En attendant je vous préviens, mes poèmes sont plutôt simplistes et ils seront sans doute mauvais. Si vous voulez les lire quand même je vous aurais prévenu. Il y a tellement de livres magnifiques, j’assume que le mien soit sans doute parmi les mauvais et que vous perdrez sans doute votre temps. Que vous devriez vivre d’autres moments mais j’ai besoin d’exister encore par moi, ce moi là, pour les autres. C’est un acte égoïste… Juste les lignes d’une fille paumée en bout de course avec la cervelle en compote qui a besoin de parler d’elle. Je ne sais pas de quelle époque vous serez mais dans la mienne les vaches qui avaient cette maladie étaient incinérées. J’ai de la compassion pour elles désormais, c’est con, même vu les conditions inhumaines ou elles sont élevées, elles avaient sans doute des moments qu’elles aimaient dans leur journée et dont elles auraient aimé se souvenir, au dernier moment, partir avec rien, c’est comme ne pas avoir vécu… Si mon âme existe elle sera en petit bout et si elle n’existe pas, je n’aurais rien à regretter. Il est bon de regretter aussi, parfois. Je le fais tant que je peux. Et puis au final je ne suis rien moins qu’un steak, comme ces vaches. Moi, ils me garderont en vie le temps qu’ils pourront, j’ai peur de cela aussi, d’être un légume, je crois que c’est encore pire que d’être un steak. On entend pas les légumes crier… Même les végétariens s’en foutent. _ Je me souviens, ce mot me rend triste, que nous l’avions étudiés, cette maladie lors de mes études, un prof nous avait alors dit que nous avions peu de chance de la contracter car compte tenu de notre niveau de formation, je faisais alors un parcours brillant dans une grande école, nous faisions suffisamment marcher nos cellules grises. Il faut croire qu’il se trompait sur tout, ou que les miennes avaient pris le transport en commun et étaient en vacances, en vacance elles l’étaient sans doute, et plus encore maintenant. Aujourd’hui elles font simplement leur valise sans moi. Je ne me souviens même pas de la couleur de ma brosse à dents, elles l’ont embarqué avec elle, mais moi pas.
Je suis devenue une âme étrangère et tant que je reste un peu humaine j’aimerai que ces mots soient ce qui reste, et ce que j’ai de plus précieux, mon dernier souvenir. Une sauvegarde mon Moi avant que le fichier soit totalement corrompu.

A ceux que j’aime, dire que je les reconnais. Le jour où ce ne sera plus le cas alors je serai morte, et il faudra me tuer parce que les zombies font du mal à ceux que nous aimons.

A ceux qui ne me connaissent pas, simplement que j’ai existé. Sans grande prétention, je n’attendais pas devenir Reine, de chérir leur intégrité.
On s’aperçoit bien assez tôt que nous sommes tous esclaves.
Que la vie ne vous prive que d’elle-même, sans vous enlever sa mémoire.
Lorsque je serai devenue une simple page blanche
il restera ces mots et je serais plus qu'aucun auteur n'a jamais été

morte de mon vivant et vivante par le papier

Aube

A ma Mémoire, avec tout ce qu’il me reste d’ironie.



Autre



Dernière entrée au journal

Publiée : 14 janvier à 05:09
Titre : Extrait de la conférence Androïdes contre humains (p.k.dick)

(...) Un autre aspect de la pensée androïde c'est l'incapacité à admettre des exceptions. Voilà ce qui est peut-être au coeur de cette tendance : l'incapacité de produire une réponse lorsqu'elle ne correspond pas au résultat escompté, mais au contraire de la reproduire indéfiniment. Les formes de vie les plus primitives excellent dans la production continuelle d'une même et seule réponse semblable à des lucioles. On a tenté d'employer un pigeon comme technicien de contrôle qualité sur une chaîne de montage. Une pièce après l'autre, des milliers de pièces qui n'en finissaient jamais, défilaient devant le pigeon, une heure après l'autre, et l'oeil entraîné du pigeon, repérait toutes déformation au delà du seuil de tolérance. Le pigeon était en mesure de détecter une déformation plus subtile que ne pouvait le faire un humain pour le même travail de contrôle de qualité. Lorsque le pigeon voyait une pièce défectueuse, il tapait du bec sur un bouton, ce qui retirait la pièce et en même temps donnait au pigeon un grain de maïs comme récompense. Le pigeon pouvait travailler pendant dix-huit heures d'affiler sans ressentir de fatigue et il avait même l'air d'aimer son travail. Même s'il n'obtenait pas son grain de maïs - lorsque le réservoir était vide - le pigeon continuait avec zèle à rejeter les pièces défectueuses. En fin de compte il a fallu l'enlever de force de son perchoir.

Répondre      Entrées antérieures


 

 



Liste de ses poèmes
Consulter son journal
Lui envoyer un message instantané
Visiter son site web
- S'en aller redonner son air au néant (Autres poèmes)
- Des nouvelles d'à côté (Nouvelles littéraires)

Seriez-vous prêts à contribuer activement dans une mise en version audio des textes d'auteurs du site (sous condition d'accord de la part de ceux-ci bien entendu) ?

État du vote : 916/12943

8.4%
 
 77 votes : Non, en fait je reste assez neutre par rapport à une initiative de ce genre.

7.9%
 
 72 votes : Non, cela ne m'intéresse pas

5.1%
 
 47 votes : Non, je ne crois que ce soit une bonne idée

15.5%
 
 142 votes : Non, mais ça peut être intéressant

1.9%
 
 17 votes : Aucun souci, je fais cela tous les jours

11%
 
 101 votes : Oui, pas de problème, je sais que je pourrais

19.4%
 
 178 votes : Oui, mais je ne suis pas sûr de savoir le faire

30.8%
 
 282 votes : Oui, mais je ne vois pas comment

 

 
Cette page a été générée en [0,0158] secondes.
 © 2000 - 2017 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.