Tanné de la publicité? Devenez un membre privilège et dites adieu aux bannières!

LPDP - Page d'accueil
Devenez membre
Oublié M.Passe?
Compte privilège
Nouveau compte
Activer un compte
Oublié mot de passe?
Renvoyer code d'activation
Poèmes populaires
Hasards de l'équipe
Poèmes de l'année
Poèmes par thèmes
Publier un poème
Liste détaillée des sections
Poème au hasard
Poème au hasard avancé
Publications
Règlements
Liste des membres
Fils RSS
Foire aux questions
Contactez-nous
Chat
À Propos
::Poèmes::
Poèmes d'amour
Poèmes tristes
Poèmes d'amitié
Poèmes loufoques
Autres poèmes
Poèmes collectifs
Acrostiches
Poèmes par thèmes
::Textes::
Nouvelles littéraires
Contes d'horreur
Textes érotiques
Contes fantastiques
Lettres ouvertes
Citations personnelles
Textes d'opinion
Théâtre & Scénario
::Discussions::
Nouvelles
Portrait sous vers
De tout et de rien
Aide aux utilisateurs
Boîte à suggestions
Journal
Le coin de la technique
::Images::
Album photo

Membre : 1
Invités : 24
Invisible : 0
Total : 25
· Lafleurquirime
13303 membres inscrits

Montréal: 24 jan 14:47:49
Paris: 24 jan 20:47:49
::Sélection du thème::
Ciel d'automne
Lime trash
Soleil levant



LPDP :: Profil de abracadabrantesque Aller en bas de page Cacher le panneau de droite


abracadabrantesque

Poèmes : 3
Commentaires : 241
Connexions : 1061
Pages consultées : 22871

Type de compte : Régulier
Membre depuis : 7 juin 2005
Dernière connexion : il y a 12 ans

Cet utilisateur est présentement hors ligne.

Informations générales

Nom : .
Sexe : Féminin
Lieu : là.
Profession : .



Autres informations

Film préféré : .
Style musical préféré : .
Écrivain ou poète préféré : .
Personnage de bande dessiné préféré : .




Dernière entrée au journal

Publiée : 18 juin 2008 à 08:12
Titre : «mais une aventure ne se recommence ni ne se prolonge.»

« Les aventures sont dans les livres. Et naturellement, tout ce qu’on raconte dans les livres peut arriver pour de vrai, mais pas de la même manière. C’est à cette manière d’arriver que je tenais si fort. Il aurait fallu d’abord que les commencements fussent de vrais commencements Hélas! Je vois si bien maintenant ce que j’ai voulu. De vrais commencements apparaissant comme une sonnerie de trompette, comme les premières notes de jazz, brusquement, coupant court à l’ennui, raffermissant la durée; de ces soirs entre les soirs dont on dit ensuite : «Je me promenais, c’était un soir de mai.» On se promène, la lune vient de se lever, on est oisif, vacant, un peu vide. Et puis d’un coup, on pense : «Quelque chose est arrivé.» N’importe quoi : un léger craquement dans l’ombre, une silhouette légère qui traverse la rue. Mais ce mince événement n’est pas pareil aux autres : tout de suite on voit qu’il est l’avant d’une grande forme dont le dessin se perd dans la brume et l’on se dit : «Quelque chose commence». Quelque chose commence pour finir : l’aventure ne se laisse pas mettre de rallonge; elle n’a de sens que par sa mort. Vers cette mort, qui sera peut-être aussi la mienne. Je suis entraîné sans retour. Chaque instant ne parait que pour amener ceux qui suivent. À chaque instant je tiens de tout mon cœur : je sais qu’il est unique; irremplaçable – et pourtant je ne ferais pas un geste pour l’empêcher de s’anéantir. Cette dernière minute que je passe – à Berlin, à Londres – dans les bras de cette femme, rencontrée l’avant-veille – minute que j’aime passionnément, femme que je suis près d’aimer- elle va prendre fin, je le sais. Tout à l’heure je partirai pour un autre pays. Je ne retrouverai ni cette femme ni jamais cette nuit. Je me penche sur chaque seconde, j’essaie de l’épuiser; rien ne se passe que je ne saisisse, que je ne fixe pour jamais en moi, rien, ni la tendresse fugitive de ces beaux yeux, ni les bruits de la rue, ni la clarté fausse du petit jour : et cependant la minute s’écoule et je ne la retiens pas, j’aime qu’elle passe. Et puis tout d’un coup quelque chose casse net. L’aventure est finie, le temps reprend sa mollesse quotidienne. Je me retourne; derrière moi, cette belle forme mélodique s’enfonce toute entière dans le passé. Elle diminue, en déclinant elle se contracte, à présent la fin ne fait plus qu’un avec le commencement. En suivant des yeux ce point d’or, je pense que j’accepterais – même si j’avais failli mourir, perdu une fortune, un ami – de revivre tout, dans les mêmes circonstances, de bout à bout. Mais une aventure ne se recommence ni ne se prolonge. Oui, c’est ce que je voulais –hélas! c’est ce que je veux encore.»

Jean-Paul Sartre (La nausée)

Répondre      Entrées antérieures


 

 



Liste de ses poèmes
Consulter son journal
Lui envoyer un message instantané
Visiter son site web
- Rond. (Poèmes tristes)
- Rayure. (Poèmes d'amour)
- À l'envers du ciel. (Autres poèmes)

Seriez-vous prêts à contribuer activement dans une mise en version audio des textes d'auteurs du site (sous condition d'accord de la part de ceux-ci bien entendu) ?

État du vote : 1052/13259

8.7%
 
 92 votes : Non, en fait je reste assez neutre par rapport à une initiative de ce genre.

7.8%
 
 82 votes : Non, cela ne m'intéresse pas

4.8%
 
 50 votes : Non, je ne crois que ce soit une bonne idée

15.5%
 
 163 votes : Non, mais ça peut être intéressant

1.8%
 
 19 votes : Aucun souci, je fais cela tous les jours

10.7%
 
 113 votes : Oui, pas de problème, je sais que je pourrais

19.3%
 
 203 votes : Oui, mais je ne suis pas sûr de savoir le faire

31.4%
 
 330 votes : Oui, mais je ne vois pas comment

 

 
Cette page a été générée en [0,0197] secondes.
 © 2000 - 2021 VizFX.ca - Tous droits réservés  |  Pour nous joindre
L'utilisation de ce site Web implique l'acceptation des Conditions d'utilisation. Tous les textes hébergés par La Passion des Poèmes sont protégés par les lois de la protection des droits d'auteurs ainsi que par des traités internationaux. Il est strictement interdit de distribuer, d'afficher ou d'utiliser ces textes de quelque manière sans l'autorisation de l'auteur du texte en question.

           
 
Oubliez votre mot de passe? Cliquez ici.